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Lundi 11 juin 2007

Pleuvra?? pleuvra pas??? C'est la question du jour, celle qui anime tous nos Dimanches depuis de longues semaines. Alors on va l'évacuer tout de suite. Il a fait beau, jusqu'à 15h00, puis nous avons sorti les ponchos, comme d'habitude, et nous les avons repliés un quart d'heure plus tard, après une petite ondée dont le principal résultat a été de nous gâcher (un peu) le paysage et de faire galoper Lyli qui n'aime pas se mouiller, tout le monde le sait.

Encore une bien belle balade, à travers la hêtraie d'abord jusqu'à la jasse de l'étang Bleu. Les pentes sont rudes, un peu moins de 800 m de dénivelée, sans beaucoup de répit ni de temps mort. A l'arrivée dans la jasse, on se rend compte qu'il a beaucoup plu sur les Pyrénées ces dernières semaines, parce que nous pataugeons dans un sol spongieux qui dégorge d'eau. Tant mieux, il le fallait, c'était nécessaire.

Il est beau cet étang au pied du Pic de Peyroutet et du Col de la Couillate. Très élégant, très distingué le nom de ce Col. Nous n'en connaissons pas l'origine, mais peu importe, il a eu beaucoup de succès dans notre groupe. Quant à cet étang Bleu, encore un !! (quel manque d'imagination), eh bien ...... il est ..... vert !!!!.

Un groupe de pêcheurs de truites a installé son campement sur sa berge Nord, ils sont nombreux, mais l'arrivée annoncée et prochaine des orages les fait plier bagages.

3 de nos petits camarades vont aller voir de plus près à quoi ressemble ce Col de la Couillate, 160 m de dénivelée supplémentaire. L'idée générale étant de repérer l'itinéraire qui permet, de ce col, de rejoindre le Pic des 3 Seigneurs, en vue d'une future balade.

Ce pic des 3 Seigneurs, nous irons le 01-07, mais par le Sud, par le Port de Lers.

Et c'est pendant cette quasi sieste au soleil, en regardant s'échiner sur la pente nos 3 petits camarades, que sournoisement, la brume montant de la vallée derrière nous, nous fait comprendre qu'il est temps de penser à la descente.

Vite Lyli......plus vite, quelques gouttes vont la faire galoper dans la pente, on ne la reverra qu'en bas, au bord du ruisseau, lézardant au soleil (il ne nous a pas abandonné très longtemps), sur son caillou.

Et pourtant, il fallait prendre son temps à la descente. Prévenus par des randonneurs qui ont fait ce parcours en sens contraire, nous avons vu l'Ours, ou plutôt la trace de l'Ours: une belle empreinte de sa grosse "patoune" dans la terre mouillée. Sur la photo, elle n'est pas évidente au milieu des autres traces de pas, bien humaines celles là, mais de visu elle est belle et très nette. On en a vu des empreintes d'animaux, de toute nature et de toute espèce, mais l'Ours, c'est une première.

Un jour, peut-être, il nous fera l'honneur de nous saluer (de loin, c'est mieux) et de poser pour la photo. On peut rêver, non ????

Plus bas, nous dominons le "glacier d'Embans" au pied du Cirque du même nom. Ce fameux glacier n'est plus qu'une légende, il n'existe plus qu'à l'état de névé. Mais lorsqu'on sait qu'avant l'invention du réfrigérateur, les hommes de Rabat, Gourbit ou Lapège, venaient de nuit, arracher au glacier des blocs de glace pour les redescendre (sur leur dos) dans la vallée, les charger sur des carrioles qui les transportaient ensuite à Toulouse ou Montauban, eh bien ......ça force le respect. C'étaient des HOMMES, ça, Monsieur !!

La conclusion de cette anecdote, c'est que la température est sacrément plus élevée qu'il y a un siècle, parce qu'aujourd'hui, au mois de juin, de la glace il n'y en a plus du tout. Alors, encore une fois, le réchauffement de la planète, ce n'est malheureusement pas une vue de l'esprit, il suffit d'ouvrir les yeux pour en mesurer les conséquences.

 

                                                              L'étang Bleu

 

 

              Le groupe: en admiration devant l'étang Bleu, après l'effort

 

        L'étang Long, sur le chemin du retour, je m'aperçois que je n'en ai pas parlé

 

                                    Une kyrielle de petits étangs sans nom

 

Ce qu'il reste du Glacier d'Embans, au pied de la Cascade, dans la brume et sous l'orage

 

                    La grosse "patoune" de l'Ours, à droite, au milieu de la photo

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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Mardi 5 juin 2007

C'est sans aucun doute vers le site le plus grandiose de l'Aude que nous conduisent nos pas aujourd'hui. Le temps est beau, et même si nous en avons douté jusqu'au dernier moment, c'est le soleil qui nous accueille au parking des Gorges à la sortie de Saint Paul de Fenouillet.

Ce n'est pas vraiment une surprise. Quand il fait mauvais temps partout, et c'est le cas en ce Dimanche pluvieux, il y a des petits coins de paradis comme celui là où il fait beau quand même et ce n'est pas la première fois que je constate ce phénomène. Est-ce que Saint Antoine de Galamus répand toujours ses bienfaits dans la région ?? Ou alors c'est parce que nous étions 13, chiffre porte bonheur, dont quelques nouveaux visages.... bienvenue.

Ce parcours entretient le mystère, parce que les Gorges nous ne les verrons qu'à la fin. Alors pendant toute la durée de la rando j'entendrai:

"Alors, c'est quand qu'on les voit les Gorges?"

"C'est un piège à c..., elles n'existent pas?"

En attendant, il faut monter. Oh, ce n'est pas le bout du monde, 650 m de dénivelée dans ce paysage de garrigue des Corbières que nous connaissons bien: chênes verts rabougris, genèvriers, et de la roche calcaire...beaucoup de cailloux.

Mais quand même, après avoir traversé le Pla de Brézou en travers (inutile d'en faire le tour, c'est sans grand intérêt), la montée à travers la caillasse jusqu'au Pech d'Auroux va en faire souffrir plus d'un. Il faut s'élever de rocher en rocher, avec par endroits quelques beaux points de vue, sur le village de Soulatgé au Nord et sur le Château de Peyrepertuse au Nord-Est, en particulier.

La fringale se fait sentir, "quand est-ce qu'on mange?", il faut dire qu'il est tard, Galamus c'est le bout du monde pour venir de Toulouse. La pause pique nique au sommet du Pech d'Auroux est la bienvenue. Et c'est avec un petit verre de vin, apporté par Richard pour fêter son anniversaire (il le fête tous les jours depuis un mois, il est vraiment content de prendre un an de plus, hein!), que nous festoyons sur ces falaises impressionnantes qui domine la vallée.

Mais non, ce ne sont pas les Gorges, elles sont de l'autre côté, au Sud. C'est qu'ils sont pressés les bougres. C'est peut-être parce que je les gave avec cette rando depuis .....oh là là, tant que ça!!!

Bon, allez, on y retourne. Le meilleur est à venir. La descente jusqu'aux Gorges commence tranquillement, mais j'en connais qui appréhendent déjà le final. Le final, c'est "la-descente-de-la-mort-qui-tue" suivant l'expression favorite de Renée qui n'est pas là aujourd'hui, j'espère qu'elle ne me demandera pas de droits d'auteur.

On y arrive à cette descente, et là c'est chacun pour soi. Certains vont l'aimer. Descendre en courant, en voltigeant à travers les buis qui sont autant de points d'appui, c'est le pied. Pour d'autres, les pieds, on les met l'un devant l'autre avec beaucoup de précautions, en assurant chaque prise, parce qu'elle est très raide cette descente. En tout cas, personne ne descendra en boule, c'est l'essentiel, et tout le monde se regroupera en bas, entiers et contents de l'être.

Tiens..... les Gorges !! On est juste à l'entrée amont du canyon. Et nous allons respecter la tradition: une pause bien méritée tout au fond, au bord de l'Agly, avec une petite baignade dans les eaux glacées, ça réveille. Il faut s'y tremper, pas longtemps, mais ça fait du bien.

Nous allons traverser toutes ces Gorges, somptueuses, avec des falaises à pic. Tout au fond de cet étroit canyon, là-bas, coule l'Agly. Il y a très peu d'eau, c'est sûr qu'il n'a pas beaucoup plu par ici.

Puis c'est le sentier qui nous emmène jusqu'à l'ermitage Saint Antoine de Galamus. Il est accroché au flanc de la falaise, il a l'air d'être en équilibre instable, sur sa corniche étroite qui domine la rivière de 150 m, mais comme il résiste à l'appel du vide depuis des centaines d'années, on lui fait confiance et on y va.

Un peu d'histoire:

Il s'agit en fait de plusieurs cavités, si proches les unes des autres qu'elles semblent n'en faire qu'une. On estime que c'est au VIIe siècle que les premiers reclus volontaires vinrent s'installer dans ces grottes, dont l'une dispose d'une source, et il y fallait du courage.

C'est au XVe siècle que les Franciscains aménagent l'endroit. Et c'est en  1782 que la chapelle est installée dans la grotte la plus vaste qui est éclairée naturellement par une faille dans la roche. Elle fut édifiée à la suite d'une épidémie gangréneuse qui toucha les habitants de Saint Paul. Ceux-ci s'étant placés sous la protection de Saint Antoine, l'épidémie fut vaincue. Plus loin, c'est la maison de l'ermite, et un peu plus haut la grotte à la fontaine (sacrée?)sous la protection de Marie Madeleine.

 

Quand vous chercherez St Antoine
Pour vous informer de la vie,
Vous le trouverez près de St Paul,
Dans sa petite thébaïde,
Où l'on ne voit, à découvert,
Rien que le ciel et le désert.

Désert qui attire tant de monde,
Grand chef-d'oeuvre de la nature,
Affreux et beau en même temps !
Qui donc pourra décrire
Un ermitage qui n'a pas son pareil
Et dont la beauté charme tous les yeux ?

 

 

                                                Notre troupe au Pla de Brézou

 

                              Les falaises impressionnantes du Pech d'Auroux

 

                             Entrée dans les gorges en amont de l'Agly

 

                                       La pause baignade, pour certains

 

 

 

                                             La chapelle ensoleillée, dans la grotte

 

                                  L'ermitage accroché à la falaise

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Vendredi 1 juin 2007

Ce tout petit village de 40 habitants se situe entre Apt et Forcalquier. Il tire son nom de l'oppidum celto-ligure sur lequel il fut édifié. Perché sur un promontoire rocheux , il domine les gorges creusées par le Calavon, gorges que nous avons arpenté (voir récit).

Les maisons sont parfaitement restaurées tout en préservant le caractère rustique et autenthique de ce village.

Cerise sur le gâteau: il y a ......mais si......un café-restaurant au centre du village, pour une halte paisible en terrasse.

 

                                  Oppedette vu depuis la rive droite des Gorges

 

 

                          Le lavoir avec sa fontaine, eau pure et fraiche

 

 

 

 

 

par jean claude publié dans : à voir
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Jeudi 31 mai 2007

Toujours dans le Lubéron, à 10 kms à peine du secteur du Colorado Provençal, nous découvrons les Gorges d'Oppedette, un site complètement différent, teminé les ocres, c'est la "caillasse" qui nous attend.

L'Histoire remonte au miocène (10 millions d'années). Les Monts du Ventoux s'élèvent. Le Calavon se fraye difficilement un chemin au milieu des calcaires urgoniens, creusant sur 2,5 kms un canyon de 200 mètres de profondeur.

Ce torrent certainement impétueux à cette époque est devenu au fil du temps un mince filet d'eau sporadique, complètement sec dès les premières chaleurs, la plus grande partie de ses eaux s'enfonçant dans le sol, dans le réseau souterrain qui alimente la résurgence de Fontaines du Vaucluse.

Nous débutons ce parcours en aval du pont sur le Calavon par la rive droite. C'est la partie la plus compliquée. La dénivelée est ici quasi inexistante (200 m au total, probablement pas plus), le sentier est très étroit, il passe à travers une végétation de garrigue, chênes rabougris et génévriers. C'est de la roche, agressive, "coupante", qui fait mal aux pieds et qui freine la progression en permanence.

Des belvédères s'offrent à nous tous les 100 m, les panoramas sur les gorges sont superbes, sauvages, rustiques, "durs". Nous longeons le bord de la falaise au plus près, puis le sentier descend et court à flanc de falaise. Les choses se compliquent, quelques échelles descendent au fond d'avens, que nous n'emprunterons pas.

La chute devient absolument interdite, sinon c'est le saut de l'ange garanti jusqu'au fond. Dominique redouble d'attentions et elle finira cette rando sur ses 2 jambes. Sur un parcours pareil, ça mérite d'être souligné. Ceux qui la connaissent apprécieront la performance. Quand elle va lire ce commentaire, je vais me faire lyncher. Enfin, j'assume. Quelques passages sont "compliqués", mais assistés par des rampes métalliques.

Toute cette partie du parcours demande 1h00 d'attention soutenue. Sur un  groupe de 16 personnes qui étaient avec nous au gîte, et qui ont fait également cette randonnée un autre jour, seuls 3 ont fait la totalité, les autres ont renoncé. Ce passage à flanc de falaise qu'on voit bien sur une des photos n'est pas pour tout le monde.

A notre arrivée dans ce très beau petit village qu'est Oppedette, nous sommes accueillis par un "Ancien", qui nous ayant vu peiner dans cette toute petite montée vers le village est venu, gentiment, spontanément nous indiquer le chemin de la fontaine pure et fraîche et c'est vrai qu'elle est bien agréable. Notre ancien connait le parcours de cette rando comme sa poche, il y a longtemps qu'il ne peut plus le "courir", mais sa mémoire de chaque caillou, de chaque difficulté est intacte, et avec lui pas besoin de topo-guide.

On a passé un bon moment, sympathique, à l'écouter nous raconter son village et sa randonnée. Bonne journée, Papy, je suis heureux de vous avoir rencontré.

Le retour est plus simple, par le GR, rive gauche. Il longe par endroits le bord de la falaise, notamment au Belvédère des 2 préfets ainsi appelé depuis que ces 2 préfets (pas moins) sont venus inaugurer le sentier des Gorges en 1951.

C'est un très beau parcours de 4h00 environ, donc court, mais intéressant, sauvage, au rocher "agressif", tout ce que j'aime. A déconseiller complètement si l'on est sujet au vertige, ce sentier à flanc de falaise est pendant 1h00 un peu compliqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On voit bien la ligne beige du chemin qui court à flanc de falaise

 

demain, des photos du village d'Oppedette

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mercredi 30 mai 2007

Comme promis, voici quelques photos supplémentaires prises sur le site du "Sahara" et pendant la rando en circuit du "Tour du Colorado"

 

Les ruptures franches de couleur entre le rouge et le blanc sont étonnantes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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