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Mercredi 9 mai 2007

Ce mardi 08/05 est l'occasion pour Dominique et moi de rejoindre quelques amis rencontrés au réveillon du jour de l'an. C'est une très belle journée de grand soleil. En matière de météo les randos se suivent et ne se ressemblent pas . Après le froid Sibérien de Dimanche, on fête le grand retour de l'écran total.

Henri nous a concocté un très beau parcours dans un secteur que manifestement il connait comme sa poche. Me contenter de suivre sans rien faire d'autre que d'admirer le paysage, il y a bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé et c'est bien agréable.

Dès les cabanes de Tramazaigues, notre point de départ, nous allons longer l'Arizes, très joli ruisseau qui coule  en cascade dans des mini-gorges ou qui sétire paresseusement au milieu des prés où s'ébattent des chevaux et leurs poulains dont l'un d'eux manifestement découvre la vie.

Les fleurs sont  pressées d'éclore, nous verrons même quelques gentianes printanières sur une touffe de gispet, cernées par la neige. Gentianes, violettes, jonquilles, populages sont de sortie; les ellébores et les rhododendrons les rejoindront sous peu, il s'en faut de quelques jours.

La montée s'effectue tranquillement jusqu'à la Cabane d'Arizes, avec en permanence dans notre champ de vision, le Pic du Midi de Bigorre, qui par ce versant est-sud-est se présente comme un gros caillou très enneigé  à son sommet sur lequel domine l'observatoire.

En face de nous, il y a d'après notre guide du jour, un petit lac, le lac d'Arizes. Nous allons, Henri, Véronique et moi, essayer de nous en approcher pour l'apercevoir mais sans trop d'illusions. Il est clair déjà que le tapis de neige immaculée augmente d'épaisseur au fur et à mesure de notre progression. Pas équipés pour cette neige, alors que nous en sommes très près, nous décidons prudemment de renoncer.

Nous ne sommes pas montés pour rien. Sur notre gauche le Pic du Midi se purge en permanence, et les avalanches (minis quand même) s'écoulent avec fracas. C'est spectaculaire, malheureusement les photos n'en rendent pas compte. Et face à nous, au Sud, nous pouvons admirer toute la chaîne derrière La Mongie: Pic de Portarras, Pic de Bastan, Pic de Gourguet ..... et + près de nous à l'Ouest: le Pic du Tourmalet, le Pic Costallat ...Le savoir d'Henri serait nécessaire pour une description + précise, il connait chaque caillou de ce coin des Pyrénées.

Le retour à la cabane nous permet de découvrir le spectacle habituel de 3 marmottes se dorant au soleil (Dominique, Evelyne et Etiennette).

Henri décidément ne s'embarque pas à l'aventure sans ressources. Un petit pastis pour s'ouvrir l'appétit, le camping-gaz pour le cappucino, ça c'est de l'organisation. Une bonne sieste au soleil s'impose alors avant de redescendre tranquillement par l'autre rive de l'Arizes.

J'ai profité de cette sortie pour repérer un très beau parcours qui monte jusqu'au Pic du Midi par le Col de Sencours et le Lac d'Oncet : 1400 m de dénivelée, ce n'est pas une plaisanterie, mais le panorama au cours de cette ascension doit être somptueux.

Cette journée se termine par une orgie de crêpes et de bolées de cidre à la station du Payolle. Merci Henri pour cette balade dans la joie et la bonne humeur, c'est une première et ce ne sera probablement pas la dernière.

 

 

                      Le Pic du Midi de Bigorre: vue des Cabanes de Tramazaigues

 

                                                             Le Col de Sencours

 

      Véronique et Henri, quelques dizaines de mètres + haut: le Lac d'Arizes

                                 Le Pic du Midi se purge, la neige s'écoule avec fracas

 

                                           Notre petit groupe à la Cabane d'Arizes

 

                                               Ah !!!! la sieste ....

 

 

 

 

 D'autres photos demain, promis

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Lundi 7 mai 2007

En voilà une dont on se souviendra !!! Nous n'étions pas très nombreux au départ de cette balade, et pour une fois les amateurs de couette ont été bien inspirés.

Météo France s'est bien planté, encore une fois, c'est devenu une spécialité ces derniers temps, mais cette fois-ci, ce fut vraiment "spécial", "particulier"..... bref on en a pris plein la g.....

Qu'est-ce qu'on dit: MERCI Monsieur Météo France !!!

Oh, en fait je dis ça uniquement pour le plaisir de râler, il faut bien trouver une tête de Turc. Parce qu'on a vite compris que la journée allait être, comment dire: calamiteuse ? Oui, on peut dire ça.

Lorsqu'on est arrivé  à la cabane d'Arraing après une grimpette avalée sur un rythme de 450 m de dénivelée à l'heure (pour les derniers, les premiers, eux, ont mis le turbo), on était chaud comme des belettes. Mais en levant les yeux, de Pic d'Arraing: point !. Invisible le Pic: dans la brume, épaisse, copieuse, généreuse, vous m'en remettrez une louche !

Alors comme on y est allé quand même, on ne va pas se plaindre en plus !. Et, évidemment, lorsqu'on est arrivé au premier sommet du jour, je vais employer la formule qui a beaucoup servi tout l'hiver: "circulez, y a rien à voir". Le formidable panorama, ce sera pour une prochaine fois.

Par contre, cette fantastique bise qui nous venait du Nord, alors elle  on a eu tout le temps de l'apprécier: glaciale, agrémentée d'une petite pluie fine (limite neigeuse). Un régal, elle ne nous a pas lâchés pendant 1h30, c'est-à-dire tout ce parcours de crêtes où l'on ne voyait pas à 10 mètres (et je n'exagère pas).

On a rien vu du tout, on s'est mouillé, on s'est gelé, mais après une descente au jugé, sans voir aucune balise, on est arrivé pile-poil à cette petite cabane de berger qui par chance était ouverte. Et heureusement qu'on n'était pas nombreux parce qu'elle est vraiment minuscule cette cabane. On a fait le plein de calories rapidement, la bouteille de vin de Raphaël nous a boosté et on s'est remis en route sans même s'être assis, tellement on était frigorifié. Je ne crois pas qu'on ait eu si froid de tout l'hiver.

La descente, on l'a faite plutôt rapidement, probablement qu'on était pressé de quitter des lieux aussi inhospitaliers. Et bien sûr, pendant cette descente, enfin à l'abri du vent, on a pu constater qu'en crête le temps se dégageait: la malédiction nous poursuit !! Ce film là on l'a vu souvent cet hiver (dire qu'il paraît qu'on est au printemps).

Et pour couronner le tout, le chocolat chaud tant espéré et tant attendu nous a été servi tiède....Quand ça ne veut pas rigoler, eh bien ...ça ne rigole pas!!

Alors, cette rando, ce n'est pas la + belle de l'année, mais on n'est pas près de l'oublier.

 

 

                                        Ce qu'on a vu de + net, c'est ça !!!

 

                               Souriants dans l'adversité, ils sont fous ces marcheurs.

 

Le Col de l'Arraing avec son parc à moutons utilisé lors de la transhumance. Jusque là c'est clair, c'est juste après que ça se gâte.

 

                         Ils tiennent un congrès ou ils veulent faire un sitting ???

 

                                  Balacet: très joli ce petit village de montagne

 

                                                                Balacet: la source

 

                                                              Balacet: son lavoir

 

                                                   Balacet: son église

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Jeudi 3 mai 2007

Ce circuit au départ de Brassac représente 1100 m de dénivelée positive. Le parcours est très agréable et varié. Le sentier monte à travers bois, facile au début, puis la pente se fait plus accentuée pour déboucher au Col de Caumil sans difficulté particulière.

Voilà pratiquement la moitié de l'ascension réalisée. On peut voir au Sud ouest le sentier qui monte jusqu'au Picou. Il reste 500 m de grimpette à faire et c'est toujours le même schéma: on commence par une pente raisonnable, tout va bien, et les derniers 300 m on est  scotché au sentier. La pente est raide, le souffle court, le sommet est juste là au-dessus et pourtant il faudra faire la pause avant de l'atteindre.

Je ne suis pas le seul à l'avoir trouvé raide cette ascension, 2 marcheurs que je voyais monter quelques centaines de mètres devant moi m'ont confirmé en redescendant qu'ils l'avaient trouvé difficile cette dernière montée. Quand on est dans le "dur" comme je l'étais Samedi, c'est réconfortant de se dire que d'autres en ont bavé aussi et qu'on est pas seul dans la galère.

La pause au sommet est la bienvenue. Ca fait quand même 1000 m d'avalés en 2h15 et le panorama mérite qu'on s'y attarde. Au Nord-Est, tout au fond c'est Foix, on distingue très bien le Château. Au Sud-Ouest c'est le Pic de la Journalade avec le Massif des Trois Seigneurs juste derrière, encore dans la neige.

Ensuite, toute la ligne de crêtes qui monte au Roc Mouché puis au Rocher de Batail, puis passe par le Col des Boutches et le Sarrat de la Pelade, ce n'est que du plaisir. Ces lignes de crêtes, tout à découvert, c'est toujours particulier, on en prend plein les yeux, c'est beau partout, à 360°.

Pendant la descente, les pentes fleurissent déjà, les derniers névés s'effacent pour laisser la place à des fleurs de toute les couleurs. Bientôt les Pyrénées composeront une aquarelle renouvelée en permanence. Voilà la cabane de la Devèze, elle  porte une pancarte qui la mentionne comme étant la cabane de Pierre, et là c'est fini, il n'y a plus du tout de neige. Elle est belle cette cabane de montagne, rustique bien sûr avec sa table de pierre, mais construite face au Picou qui se dresse devant elle là-bas à 3 kms, elle est propice à la méditation et à la sérénité. Le nommé Pierre, malgré des conditions de vie difficiles a dû y passer de formidables moments.

La solitude, lorsqu'elle est choisie, procure un bien-être incomparable, bien loin des discussions stériles et des compromissions sans intérêt.

La descente se poursuit par le Col Mazel avec là encore une cabane de berger, intéressante, mais qui pourtant n'a pas le charme de la précédente. Elle est moins bien implantée sans doute.

Ce parcours rentre ensuite dans le bois de Légrillou, le sentier est très agréable, et la descente se poursuit jusqu'au Col du même nom. A partir de ce Col il reste un peu plus d'une heure pour rejoindre la voiture au parking de la salle des fêtes de Brassac, 1h00 sans intérêt mais on ne peut pas faire autrement.

Dans l'ensemble, c'est un beau parcours de 1100 m de dénivelée (avec des passages raides), qui représente environ 7h00 de marche si on veut prendre le temps d'observer et d'admirer ces paysages, variés tout au long de ce circuit.

Et il en vaut la peine.

 

                                 Une source en montant au Col de Calmil

 

Vue du Col de Calmil: au bout de ce sentier, la pointe très loin, presqu'au centre, c'est le Picou

 

                                           Le Massif des Trois Seigneurs

 

                                                         Le Rocher de Batail

 

                                      Cette sentinelle de pierre monte la garde

 

                                                La Cabane de Pierre

 

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mercredi 2 mai 2007

Pour en terminer avec cette très belle rando, quelques photos prises sur le parcours:

 

                                       Chalet de montagne au bord du ruisseau

 

                                       Le petit pont de bois ..........

 

La progression est facile finalement sur ce sentier qui surplombe le ruisseau.

 

                                                                           L'Isard

 

                                            Le Pic de la Mede

 

                                    Dans ce remous, c'est sûr, il y a une truite !

 

                                      Un "menhir naturel"

 

 Pour + d'infos sur cette vallée de l'Isard, consultez un excellent site qui en parle ICI 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mardi 1 mai 2007

ENFIN !!!

Depuis le temps qu'Isabelle nous parlait de cette fameuse cascade, on avait fini par l'appeler l'Arlésienne. Commençons par le début: merci Isabelle.

Il faut bien comprendre qu'elle s'est donnée beaucoup de mal pour l'organiser cette randonnée. Si la Chapelle de l'Isard est une classique de la randonnée répertoriée dans tous les topos-guides, la cascade, elle, on ne la trouve nulle part. Elle n'est même pas mentionnée sur la carte IGN.

Plusieurs reconnaissances lui ont été nécessaires pour la découvrir et repérer un itinéraire approximatif, parce que c'est du hors sentier en plein bois et que le "pifomètre" a autant d'importance que la boussole.

Plusieurs fois programmée puis déprogrammée pour cause de mauvais temps, on l'attendait depuis plus d' un an. Bel acharnement, belle constance, quand elle a une idée dans la tête, impossible de l'en faire sortir.

Alors, dans le détail, voilà ce que ça donne. Un très beau temps va nous accompagner toute la journée, à l'exception de 3 ou 4 gouttes sur le retour....pour une fois qu'on peut utiliser la crème solaire !

Une montée tranquille, régulière, le long de ce ruisseau magnifique qu'est l'Isard, à coup sûr un beau ruisseau à truites pour les amateurs (j'en connais du côté de Nîmes...). Arrivés à la Chapelle, on vient de se faire 500 m de dénivelée, facile, sans douleur pour le pied à peine réparé de Marie-jo qui nous rejoint aujourd'hui. Encore une histoire de pied, on n'en sort pas.

 

                                                            La Chapelle

 

Sur notre gauche, la vue est belle: le Crabère encore enneigé à son sommet, et on distingue la ligne qui délimite l'étang d'Araing juste dessous.

                                    La photo a été prise au mois de Mars

 

Dix petites minutes supplémentaires et on arrive à la cabane où l'on va anticiper la pause-repas parce qu'on sait qu'on ne retrouvera plus ensuite un endroit confortable comme celui là.

 

                                                      La Cabane de l'Isard

 

A partir de là, c'est l'Aventure avec un grand A. On joue les explorateurs, genre Stanley et Livingstone (I presume), mais sans coupe-coupe et sans porteurs. L'amorce de sentier, plus une sente d'animaux qu'un sentier d'ailleurs, on la perd très vite et à partir de là on va se diriger à l'estime, dans un très beau bois de pins. Ca grimpe, on essaie de garder le cap (on a calculé l'azimut à la chapelle), mais il faut improviser dans ce bois et bien sûr très vite nous perdons la bonne trace.

Lorsque l'altimètre nous dit que nous sommes trop haut par rapport à la position estimée de la cascade, on réajuste le cap, et miracle (même pas perdus) on débouche sur un plateau herbeux où enfin on la découvre. C'est sans aucun doute une des + belles cascades des Pyrénées, et dire qu'elle est inconnue de la plupart des randonneurs !! Elle déroule avec beaucoup de grâce sa longue chevelure tout au long de ce rocher sans nom (comme le cirque sur sa gauche d'ailleurs)

 

 

 

                             Le cirque sans nom( on va le baptiser "cirque Isabelle")

 

La descente à travers bois se fait dans les mêmes conditions que la montée c'est-à-dire au "pifomètre",  bien sûr nous perdons très vite la bonne sente et la sortie de ce bois est "sportive" au milieu des souches. La suite et fin de cette balade est toute simple, c'est une longue descente par un très beau (et étroit) sentier qui nous mène d'abord au pied de l'étang d'Araing puis jusqu'à la passerelle où on récupère notre chemin jusqu'au parking. 7 heures de marche quand même.

 

 

Pour être complet, une petite vanne pour Isabelle. Tu as quand même trouvé le moyen de nous faire patauger, hein, une rando  sans se mouiller les pieds et sans bourbier, c'est inconcevable pour toi. Bon, on te pardonne parce qu'on t'aime bien et que cette rando est superbe. Mon avis personnel et qui n'engage que moi: c'est une des + belles que j'ai faite depuis longtemps.

Volontairement, je n'ai donné aucune indication précise pour se rendre à cette cascade mystérieuse et secrète, qu'elle le reste !!! Elle le mérite !!! 

 

 

 

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par jean claude publié dans : récits des randonnées
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