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Mardi 25 septembre 2007

Ce séjour prévu depuis longtemps est enfin arrivé: 7 jours dans le Massif des Calanques, 5000 ha, 20 kms de côtes, 18 calanques. 
C'est un vaste ensemble calcaire du crétacé inférieur. L'érosion fut intense lors de la dernière glaciation: le niveau de la mer se situant alors 120 m plus bas. Le relief est tourmenté, déchiqueté et présente de grandes vallées qui ont été noyées il y a 10 000 ans lors du réchauffement: les Calanques étaient nées.

20 kms de côtes particulièrement escarpées, aux reliefs profondément entaillés, la nature est partout sauvage, dantesque et surtout préservée: pas de construction anarchique, pas de route ou si peu, et lorsqu'il y en a, l'accès en est réglementé.

Bref, c'est le paradis du randonneur, une sensation d'isolement et d'absolue plénitude .....quand elle n'est pas troublée par d'autres marcheurs qui confondent randonnées et tribune libre. J'en connais malheureusement.
Les Calanques, c'est une impression d'aridité et de sécheresse, un univers entièrement minéral, le végétal est rare et rabougri. Mais c'est aussi la mer, calme, limpide, dont la couleur varie du bleu outremer au turquoise.
Je savais plus ou moins tout cela, ce voyage était préparé, et malgré tout, la surprise a été totale. C'est encore plus fort, encore plus beau que tout ce à quoi je m'attendais.
 
Marcher sur ces sentiers des Calanques n'est pas si simple,  les dénivelés y sont sévères (calanque vient du provençal "cala" = pente raide). Les sentiers sont rudes, caillouteux, pénibles, les pierriers omniprésents et "casse-pattes", avec parfois des passages aériens et exposés au Mistral. Un vrai bonheur, quoi !!

Arrivés le Samedi dans l'après-midi, nous déposons très vite nos bagages et comme il nous reste quelques heures de jour, eh bien sans perdre une seule seconde, nous allons tâter le terrain en empruntant le sentier qui parcourt toute la crête entre Cassis et La Ciotat et déjà nous avons un avant-goût de ce qui nous attend: du caillou, encore du caillou, toujours du caillou. 
Mais, tout au long de ces falaises abruptes (les falaises Soubeyranes), perchés sur Cap Canaille, la vue est grandiose:
- à l'Ouest, la baie de Cassis, et l'on devine un peu plus loin l'entrée des calanques de Port Miou et Port Pin
- à l'Est, La Ciotat et ses installations maritimes portuaires et industrielles de la grande époque des chantiers navals
- et dans la continuité du sentier: le Bec de l'Aigle, ce cap qui tranche les 2 baies de Cassis et La Ciotat

Voilà, le contact est pris, une bonne petite balade d'oxygénation, il faut bien prendre ses marques. Et les Calanques, ça commence demain.



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                                            La Baie de Cassis, vue de Cap Canaille

 

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                                                    La Ciotat

par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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Dimanche 23 septembre 2007
En vrac et dans le désordre, voilà mes projets de séjour ......et de randonnées bien sûr .....pour 2008 ........à travailler, organiser, peaufiner. 
Beaucoup de travail d'intendance pour Dominique et un programme chargé de randonnées à mettre au point pour moi.


- une semaine sur le GR10

- le tour des Encantats

- la côte Ouest de la Corse

- La Réunion ou Madagascar




par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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Mercredi 29 août 2007

C'est encore un programme chargé qui nous attend ce Dimanche. Ce circuit est copieux, "casse pattes", nous aurons l'occasion de nous en rendre compte.

Pourtant, jusqu'au Cirque de Cagateille, c'est une promenade sous un un très beau soleil, la pente est douce, le moral est bon et les troupes sont fraiches. Mais pour arriver jusqu'à l'étang de la Hilette, il faut le "monter" ce cirque, et la pente est rude même si des escaliers improvisés facilitent la montée, mais qu'elles sont hautes ces marches. Quelques mains courantes aident à la chose, et c'est dans une forme respectable que nous sortons de l'abri de la forêt et là, le "cagnard" nous guette.

Il est probable que nous ayons vécu Dimanche la plus chaude rando de la saison, sur un terrain vraiment pas facile et souvent glissant à cause des dernières pluies.

L'arrivée à cet étang de la Hilette nécessite le passage d'un rocher assisté d'un filin, puis tout de suite après la descente verticale de quelques rochers, elle aussi assistée d'un filin. La difficulté n'est pas insurmontable mais ajoute un peu de piment à la fin de cette grimpette.

Il fait chaud, il fait soif, et pourtant nous n'avons effectué que le tiers du parcours. Le pique-nique est avalé les pieds dans l'eau, très froide comme d'habitude, et comme d'habitude nos "esquimeaux" tentent la baignade, mais avec beaucoup plus de retenue semble-t-il, elle doit vraiment être glacée.

La pause est longue aujourd'hui, en plein soleil, personne n'est pressé de se remettre en route, et pourtant  ... il faut y aller, la route est longue. La surprise, c'est qu'il y a encore 300 m de montée et après le repas c'est dur ....et quand c'est dur ....ça râle. De plus, les pierriers s'enchainent, c'est très casse pattes ces traversées d'éboulis, et surtout très long. Le temps passe, il fait de plus en plus chaud et de plus en plus soif, et nous avons l'impression d'être scotchés à la montagne.

Et c'est la "scoumoune". D'abord un pied foulé dans un trou invisible sous le gispet (il est pour moi, la même cheville gauche, fragilisée sans doute depuis les Gorges du Tarn). Une bande bien serrée, c'est reparti. Pas longtemps, Isabelle glisse sur une dalle mouillée et son épaule droite risque de s'en souvenir quelques jours. Et là, les nerfs craquent un peu. La chaleur ? les chutes ? ça gu....., ça jure, ça s'engueule même ... si, si .....c'est une première !!!!. A la réflexion, c'est sûrement dû au fait qu' aujourd'hui il n'y avait pas de "pinard" au pique-nique, et lorsqu'on est addict au jus de raisin fermenté, l'état de manque est douloureux. 

Douloureux à tel point que Michèle craque aussi et décide de couper tout droit dans la pente, sûrement pour rejoindre le bistrot le plus proche. Il faut toute la persuasion de Richard et de Jasmine pour la ramener dans le droit chemin. Et sans doute épuisée par un tel effort, Jasmine nous gratifiera un peu plus tard d'un très beau soleil dans la descente, sans conséquence cette fois.

Et l'étang d'Alet dans tout ça ?? Il est comme tous les lacs des Pyrénées: très beau, toujours pareil et à chaque fois différent. Il vaut vraiment la peine qu'on se donne du mal pour lui rendre visite. Quelques plaisanteries aussi indispensables que stupides plus tard, la bonne humeur générale est revenue et nous effectuons toute la descente en picorant ces framboises sauvages qui jalonnent le sentier.

Il est très tard lorsque nous parvenons au parking très fatigués et très assoiffés (mon royaume pour un demi bien frais !!!). C'est une belle randonnée,  un beau parcours varié, long et pas facile, mais c'est pour cela que nous sommes venus, alors qui s'en plaindra ??


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                                         Le Cirque de Cagateille

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                                             L'étang de la Hilette

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                                                      L'étang d'Alet

par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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Jeudi 16 août 2007

Dimanche matin: 6h00, tout le monde est debout

Après une courte nuit et un petit déjeuner copieux, chacun  teste l'état de ses jambes, et le diagnostic est variable. Mais de toute façon, le sommet du Valier est là, 600  m plus haut et on va aller lui titiller le pic, c'est sûr.
Il y a juste un court passage qui nécessite un peu de concentration, juste avant le Col de Faustin, mais dans l'ensemble l'ascension est sans véritable difficulté et c'est déjà le Col. Encore une fois, la chance nous sourit, le ciel est complètement dégagé et la vue est superbe, notamment sur les étangs Rond et Long.

Après une courte pause, nous entamons le final de cette ascension, elle est raide mais facile sur cette crête ronde et dégagée. Voilà, nous y sommes à cette croix plantée au sommet.  Nous ne sommes pas seuls, la réputation du Mont Valier n'est plus à faire et tous les randonneurs veulent mettre cette course à leur palmarès. Donc, ça bouchonne un peu, il y peu de place au sommet, mais suffisamment pour qu'on puisse s'installer "confortablement" et fêter dignement cette rencontre avec le "seigneur Valier": Champagne.

Et on va encore se faire remarquer en le faisant mousser dans nos gobelets, il est à peine 9h30, mais quel "pied" !! La surprise et l'incrédulité des autres randonneurs présents, c'est un vrai bonheur. Déguster du Champagne en admirant à 360° toute la chaîne des Pyrénées, je le conseille, "ça le fait".

Il faut pourtant redescendre, le retour au refuge des Estagnous s'effectue tranquillement, nouvelle pause, on fait l'inventaire des forces disponibles et il faut prendre une décision. Un détour par le Col de Pécouch puis la descente par l'étang de Milouga tente beaucoup d'entre nous mais pas tous, la fatigue commence à se faire sentir. Nous allons nous séparer, certains vont rentrer au plus court par la cascade de Nérech, et le reste du groupe entame une nouvelle grimpette, raide mais courte, à peine 200 m de dénivelée. 

Il n'y a pratiquement personne sur ce parcours, en 5 h00 de marche nous n'avons rencontré que 2 groupes, et pourtant il en vaut la peine. Au sommet du Col de Pécouch, nous découvrons un immense "désert de rochers", un dallage étonnant et rare, presque plat, une promenade pour nos jambes fatiguées.

Puis c'est la descente (sévère) jusqu'à l'étang de Milouga, très encaissé entre 2 parois rocheuses, dans lequel nos 2 esquimaux Isabelle (qui trouvera le moyen d'intéresser tout le monde à sa baignade, mais je ne dirai rien de plus même sous la torture) et Richard vont s'empresser de vérifier que la température est suffisamment glaciale pour y prendre un bain. Ils sont fous ces deux-là.

Et voilà que le temps se gâte, c'était prévu, en 10 minutes le Valier disparait dans la brume, l'étang aussi, il est temps de se remettre en route. Nous avons encore presque 4 heures de descente et les orages prévus par la météo vont nous courir après en permanence. Le ciel gronde, la montagne ne veut plus de nous, d'accord, nous n'insisterons pas. Jusqu'au parking nous serons fustigés par le ciel en colère, mais gentiment il se contentera de laisser tomber quelques gouttes, à titre d'avertissement sans doute.

Nous retrouvons nos petits camarades et, après un rapide état des lieux il s'avère que tout le monde est très...très... fatigué ......mais content de son week-end .....n'est-ce pas l'essentiel ?


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                     Pics des 3 Comtes (à gauche) et de Girette au petit jour



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                                               Au Col de Faustin



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             Du Col de Faustin: les étangs Long (en haut) et Rond



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            Sommet du Valier (2838 m), qu'est-ce qu'on est content



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                 Du Valier: Les étangs Milouga (en haut) et Arauech



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          Du Valier: Chaîne des Pyrénées avec l'étang Long (en bas)



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          Le "désert de roches" au Col de Pécouch avec les nuages qui se forment



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                                                    L'étang d'Arauech



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                                            L'étang de Milouga


par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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Mardi 14 août 2007

Ce week-end au Mont Valier a tenu toutes ses promesses. La météo a daigné nous épargner et ce n'était pas gagné d'avance. 1800 m de dénivelé c'est beaucoup, surtout s'il faut les redescendre, les genoux souffrent. Alors, le bivouac au Refuge des Estagnous s'est imposé de lui-même.

Donc, départ Samedi matin sous le soleil, nous sommes 10 (Didier souffrant nous a abandonné, bon rétablissement et à bientôt), la forme est bonne , la bonne humeur est générale, tous sont impatients de se frotter au mythique Valier et piétinent dans les starting-blocks. La première heure est tranquille, le sentier chemine et s'élève paresseusement le long du Ribérot, que j'ai décidé arbitrairement de prendre rive droite. Le chemin est meilleur rive gauche, mais le souvenir de chaussures et de pieds mouillés au franchissement du ruisseau au pied de la cascade m'a incité à ce choix. Mauvaise pioche, la passerelle métallique est bien présente cette année, contrairement à l'année dernière où elle avait été emportée par les crues d'hiver.

Une première pause nous permet d'admirer comme il se doit cette très belle cascade de Nérech, encore une, et on ne s'en lasse pas. Alors, profitons-en, nous ne sommes pas pressés, nous avons toute cette journée de grand soleil pour arriver jusqu'au refuge.

Les choses sérieuses commencent. On devine le sentier qui s'élève en lacets tout au long de la cascade, le prochain objectif est clair pour tout le monde, il faut arriver là-haut, au sommet de la cascade. Et le profil n'est plus le même, la pente est raide, le sac à dos beaucoup plus chargé qu'à l'habitude, tout le monde se tait, se concentre sur sa respiration et monte en évitant de se mettre dans le rouge. Comme nous ne sommes pas pressés, nous multiplions les pauses et c'est encore en très bonne forme que nous atteignons la Cabane des Caussis. 

Voilà 800 m d'avalés tranquillement, c'est le moment du repas, une bonne bouteille de vin circule, il n'y a pas de mal à se faire du bien, hein ?

Comme tout le monde .....ou presque .....est dans une forme optimum, nous décidons de faire le détour par l'étang Rond, il en vaut vraiment la peine, et puis l'idée générale c'est d'y faire trempette. Sauf que, il faut être pingouin comme Richard ou otarie comme Isabelle pour s'y ébattre sans être immédiatement transformé en iceberg. J'ai essayé, mais j'ai renoncé. La température ne doit pas dépasser 8° (l'information nous sera fournie plus tard par le gardien du refuge), nos deux loustics ne sont décidemment pas comme tout le monde, ils doivent avoir du sang de phoque dans les veines !!!!!!!!

Allez, il est temps de finir la grimpette du jour jusqu'au refuge qu'on aperçoit là-haut, en levant la tête, 400 m de dénivelée que tout le monde va avaler avec une facilité déconcertante. C'est quoi cette potion magique !!!, eh les gars (et les filles), ce n'est pas le Tour de France ici, ni EPO ni amphétamines hein, juste un coup de rouge à la rigueur, à l'ancienne quoi .

Le refuge des Estagnous est impeccable, tout neuf, avec des petits dortoirs de 12 personnes, parfait pour nous. Ce dortoir, on va immédiatement le transformer en tripot. Enfin, juste après la douche... glacée !!. Cette eau de fonte des neiges est sans doute très "revigorante", mais rester dessous plus d'une minute relève de l'exploit. Un tripot donc, nous allons entamer une partie de tarot qui va très vite dégénérer en .....n'importe quoi....., puisqu'il faut à la fois apprendre les règles aux filles (ah! les filles!, ah! les filles, elles nous rendent marteau ....."air connu") et se concentrer sur le jeu, et c'est difficile.

Le repas ? Très bien, une soupe à l'ail succulente et un très bon cassoulet, tout cela à volonté. Et bien sûr, on va encore se faire remarquer, entre les plaisanteries douteuses, les histoires de Raphaël, tout cela procure bien des occasions de rire bruyamment, bref vous l'aurez compris, l'ambiance est au beau fixe comme la météo (malgré la brume du soir) et elle le restera .......mais c'est une autre histoire .....pour l'instant c'est dodo  .....très peu.....

Et la suite c'est demain.

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             un orri construit sous la roche, au pied d'une très belle source



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                                                  la cascade de Nérech



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                                                  La vallée du Ribérot



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                                          L'étang Rond et ses plagistes



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                      L'étang Rond .... ou le lagon d'une île du Pacifique ??

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                             Le même........en montant vers les Estagnous

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                                           Bonne ambiance au Refuge

par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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