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Jeudi 31 mai 2007

Toujours dans le Lubéron, à 10 kms à peine du secteur du Colorado Provençal, nous découvrons les Gorges d'Oppedette, un site complètement différent, teminé les ocres, c'est la "caillasse" qui nous attend.

L'Histoire remonte au miocène (10 millions d'années). Les Monts du Ventoux s'élèvent. Le Calavon se fraye difficilement un chemin au milieu des calcaires urgoniens, creusant sur 2,5 kms un canyon de 200 mètres de profondeur.

Ce torrent certainement impétueux à cette époque est devenu au fil du temps un mince filet d'eau sporadique, complètement sec dès les premières chaleurs, la plus grande partie de ses eaux s'enfonçant dans le sol, dans le réseau souterrain qui alimente la résurgence de Fontaines du Vaucluse.

Nous débutons ce parcours en aval du pont sur le Calavon par la rive droite. C'est la partie la plus compliquée. La dénivelée est ici quasi inexistante (200 m au total, probablement pas plus), le sentier est très étroit, il passe à travers une végétation de garrigue, chênes rabougris et génévriers. C'est de la roche, agressive, "coupante", qui fait mal aux pieds et qui freine la progression en permanence.

Des belvédères s'offrent à nous tous les 100 m, les panoramas sur les gorges sont superbes, sauvages, rustiques, "durs". Nous longeons le bord de la falaise au plus près, puis le sentier descend et court à flanc de falaise. Les choses se compliquent, quelques échelles descendent au fond d'avens, que nous n'emprunterons pas.

La chute devient absolument interdite, sinon c'est le saut de l'ange garanti jusqu'au fond. Dominique redouble d'attentions et elle finira cette rando sur ses 2 jambes. Sur un parcours pareil, ça mérite d'être souligné. Ceux qui la connaissent apprécieront la performance. Quand elle va lire ce commentaire, je vais me faire lyncher. Enfin, j'assume. Quelques passages sont "compliqués", mais assistés par des rampes métalliques.

Toute cette partie du parcours demande 1h00 d'attention soutenue. Sur un  groupe de 16 personnes qui étaient avec nous au gîte, et qui ont fait également cette randonnée un autre jour, seuls 3 ont fait la totalité, les autres ont renoncé. Ce passage à flanc de falaise qu'on voit bien sur une des photos n'est pas pour tout le monde.

A notre arrivée dans ce très beau petit village qu'est Oppedette, nous sommes accueillis par un "Ancien", qui nous ayant vu peiner dans cette toute petite montée vers le village est venu, gentiment, spontanément nous indiquer le chemin de la fontaine pure et fraîche et c'est vrai qu'elle est bien agréable. Notre ancien connait le parcours de cette rando comme sa poche, il y a longtemps qu'il ne peut plus le "courir", mais sa mémoire de chaque caillou, de chaque difficulté est intacte, et avec lui pas besoin de topo-guide.

On a passé un bon moment, sympathique, à l'écouter nous raconter son village et sa randonnée. Bonne journée, Papy, je suis heureux de vous avoir rencontré.

Le retour est plus simple, par le GR, rive gauche. Il longe par endroits le bord de la falaise, notamment au Belvédère des 2 préfets ainsi appelé depuis que ces 2 préfets (pas moins) sont venus inaugurer le sentier des Gorges en 1951.

C'est un très beau parcours de 4h00 environ, donc court, mais intéressant, sauvage, au rocher "agressif", tout ce que j'aime. A déconseiller complètement si l'on est sujet au vertige, ce sentier à flanc de falaise est pendant 1h00 un peu compliqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On voit bien la ligne beige du chemin qui court à flanc de falaise

 

demain, des photos du village d'Oppedette

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mercredi 30 mai 2007

Comme promis, voici quelques photos supplémentaires prises sur le site du "Sahara" et pendant la rando en circuit du "Tour du Colorado"

 

Les ruptures franches de couleur entre le rouge et le blanc sont étonnantes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mardi 29 mai 2007

Ce Colorado Provençal, c'est l'histoire de l'exploitation de l 'ocre dans cette région du Lubéron, c'est-à-dire: Apt, Roussillon, Gargas, Rustrel.

L'OCRE:

Il y a 100 Millions d'années, des sédiments marins émergèrent de la mer à la suite de la formation des Alpes. A l'époque, cette région était soumise à des conditions tropicales humides qui provoquèrent une altération de ces sédiments qui se colorèrent par cristallisation des minéraux.

Du blanc le plus pur au rouge le plus foncé, en passant par toutes les nuances de jaune et d'orange, la palette de couleurs est infinie. Elle paraîtrait même très exagérée si un peintre se mêlait de vouloir reproduire ce que seule la nature, dans sa vision anarchique des choses, est capable de créer.

Le résultat, c'est l'ocre, formé de de l'association de 3 éléments:

- le quartz qui forme le sable

- la kaolinite: une argile très pure

- la goethite: pigment ferrugineux qui est l'ocre proprement dite, pigment naturel utilisé dans l'industrie alimentaire et cosmétique ou pour colorer les papiers peints par exemple.

L'ocre a été largement exploitée dès la fin du XVIIIe siècle soit dans des carrières à ciel ouvert comme à Rustrel soit dans des mines comme à Gargas. Mais de 40 000 tonnes en 1900 , la production d'ocre n'est plus que de 2 000 tonnes aujourd'hui.

Le résultat, c'est la mise à disposition des marcheurs que nous sommes, de 3 balades que nous avons enchainées, Dominique et moi, dans la journée, soit 5 heures de marche environ avec à peine 200 m de dénivelée. Mais au total, il faut compter 6 à 7 h00 de balade pour profiter au maximum de ces 3 sites.

Et là, je vais avoir du mal à trouver de nouveaux adjectifs suffisamment dithyrambiques pour rendre compte de notre émerveillement, alors on va faire simple. C'est beau, mais beau que ça en peut plus, du vrai beau de chez beau.
Ce parcours mériterait mieux, en enchaînant ces 3 balades le plaisir des yeux est absolu. Il y a de la magie dans ces combinaisons de couleur de l'ocre.

Nous débutons notre journée par le site des "cheminées des fées". On en prend plein les yeux d'entrée.

Ces cheminées ocre rouge qui s'élancent vers le ciel ont quelque chose de magique, de sacré. C'est irréel, le silence s'impose, on admire c'est tout.

Juste une déception, les fées nous ont snobés, elles ne se sont pas montrées . Dommage, c'est parce que nous ne sommes pas des "Initiés" probablement, et pourtant j'aurais volontiers fait la causette avec elles. C'est que j'en aurais eu des choses à leur dire et des questions à leur poser. Tant pis ...

Nous enchaînons par la visite du "Sahara". C'est probablement dans ce secteur que les strates, les enchaînements de toutes les nuances de couleur de l'ocre sont les plus spectaculaires et les plus fabuleuses. Ce "Sahara" est tout petit évidemment, mais il mérite bien son nom. Avec un peu d'imagination et du rêve plein la tête, on pourrait presque voir surgir Charles de Foucauld sur son méhari au détour d'une dune.

Ces 2 sites sont rapidement parcourus, 1h30 environ. Et il est préférable de les aborder très tôt, comme nous l'avons fait, vers 9h00 si possible. Parce qu'après, c'est déjà trop tard. Ces 2 sites étant faciles d'accès, c'est la foule, compacte, braillarde, en tongs et en baskets. Pas vraiment la tasse de thé du randonneur de base, hein !!!

Le vrai parcours de rando commence ensuite. 2 options se présentent: soit par le cirque de Barriès, soit par le sentier de la Combe étroite. C'est cette dernière que nous avons choisie. Un très beau sentier qui passe par une ancienne carrière d'ocre, encore des belles photos à faire, puis en fin de montée (vraiment pas difficile), nous débouchons au sommet de la falaise avec une très belle vue d'ensemble des sites où nous nous trouvions quelques heures plus tôt, ainsi que du village de Rustrel.

La balade se poursuit (prendre à droite, à gauche c'est "danger") sur ce même très agréable sentier qui nous emmène à la Croix de Christol, puis à la Croix de Muset par le Camping du Colorado, où nous allons traverser un site d'ocre du blanc le plus pur avec au pied un monticule jaune d'Or. Moi ça me stupéfie toujours ce genre de choses. Comment c'est possible? Comment la nature, toute seule, comme une grande, s'est débrouillée pour composer un tableau aussi harmonieux ? Je trouve ça magique !!

Voilà, toute cette balade s'est déroulée sous un soleil de plomb, avec heureusement des passages en sous-bois rafraîchissants. Alors, un conseil: cette balade, l'été, il faut la faire dès le petit matin, parce que au mois d'Août à 15h00 elle doit être particulièrement éprouvante.

 

                               Quelques photos des "cheminées des fées"

 

 

 

 

 

 

 

Demain, des photos du "Sahara"

 

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mercredi 16 mai 2007

Dimanche 13-05, nous sommes partis Dominique et moi faire un circuit par l'Etang d'Artats - 1000 m de dénivelée, sans difficulté particulière, une belle balade.

On voit qu'il fait beau au nombre de marcheurs rencontrés en chemin. Quand il pleut on trouve des escargots sur le chemin (clin d'oeil appuyé à l'attention de ma Catalane préférée), quand il fait beau ce sont des marcheurs qu'on y rencontre.

Au départ de GOURBIT (alt: 850 m), juste à côté de Tarascon, au pied du Massif des 3 Seigneurs, le sentier sélève tranquillement à travers bois en direction de l'Etang d'Artats que, curieusement, nos amis d'IGN appellent "Artax", une coquille sans doute.

Lorsque nous sortons de la forêt vers 1500 m la pente s'accentue un peu dans la rocaille, mais rien de très méchant, avant de déboucher au refuge CAF puis au déversoir de ce très bel étang enchâssé au pied du Pic de Bassibié.

Voilà 800 m de dénivelée effectués en 2h15 pauses comprises, un rythme qui nous laisse frais et dispos pour gravir les 200 derniers mètres jusqu'au Roc de Querquéou (Alt: 1840 m).

Dans la pente qui domine l'étang, je remarque un sentier qui part du refuge pour monter sur le "Grougn" et semble prendre ensuite la crête jusqu'au Pic de Bassibié, d'où l'on peut probablement rejoindre le Roc de Querquéou par les crêtes. Cela représente 250 m de dénivelée supplémentaire, à faire ..... une prochaine fois.

Ce Roc de Querquéou (avec sa fenêtre) est particulièrement venté, le vent est violent, pas très chaud, nous ne nous attardons pas en ce lieu qui manque  à ce point d'hospitalité, même si, pourtant, la vue mériterait une pause prolongée: Pic rouge de Bassiès, Pique d'Endron.... et au Nord la vallée avec Gourbit tout au fond, et plus loin, l'Ariège qu'on distingue là-bas très loin du côté de Tarascon.

La descente de la crête du Courtal Terrous nous amène au Col de Lastris où nous retrouvons le GR de pays du Tour des 3 Seigneurs, qui nous emmène tranquillement au parking à travers le bois des Taillades et ses lumineuses couleurs par ce temps ensoleillé: très beau sous-bois. En chemin, nous faisons une rencontre inattendue: les restes (rouillés) d'un tracteur antédiluvien, comment est-il arrivé là, par quel chemin et depuis combien de temps, mystère ......

J'ai trouvé, et ma co-équipière également, ce parcours particulièrement agréable, même si le "sauvage" que je suis pense qu'il y a déjà un peu trop de monde sur ces sentiers baignés de soleil.

 

 

 

                                                    Juste derrière, l'étang d'Artats

 

                                 Le sourire de Dominique  qui joue à chat perché

 

                                        Vu de + haut: joli, non, cet étang d'Artats

 

                                        Tout au fond, GOURBIT

 

 

                               Le Roc de Querquéou très venté, avec sa fenêtre

 

                                           Le Col de Lastris vu du Courtal Terrous

 

                                         Traces de  civilisation perdues en plein bois

 

     

 

                                                                  L'Artats

 

Découvrez   ICI   les légendes de l'Etang d'Artats

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Mardi 15 mai 2007

récit proposé par JO de sa rando du 13-05: Le circuit du TAUS

 

Nous sommes 9 au départ de SEIGNAUX, joli petit hameau près de FOIX. C'est un beau Dimanche ensoleillé, pour une montée tranquille en sous-bois. Les jeunes pousses vert tendre des arbres filtrent la lumière du soleil montant, dans des odeurs de résine de pins, et les dernières violettes nous accompagnent jusqu'à la très accueillante petite Cabane des Gardes restaurée depuis peu.

Sur les crêtes un beau panorama nous attend: Vicdessos, toute la vallée de Foix.... Un vent particulièrement "vivifiant" nous pousse jusqu'aux rochers en  bout de touron pour une pause déjeuner bien méritée.

Entre saucisson, fromage et café, nous refaisons le monde ! Les évènements récents qui ont agité la vie politique de notre pays ont marqué les esprits semble-t-il.

Merci à nos 2 nouveaux compagnons de randos de nous avoir accompagné aujourd'hui dans cette balade très agréable par un si beau Dimanche.

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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