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Samedi 30 juin 2007

Dernière étape de notre week-end: L'Ermitage Saint Michel

Au cours d'une discussion avec Bernard, le patron du gîte qui nous accueille, celui-ci nous conseille d'aller faire la rando de l'Ermitage Saint Michel plutôt que le Roc de Hourtous dont l'accès au belvédère est aujourd'hui payant. On finira par voir des péages à chaque entrée de sentier, j'en ai bien peur, le touriste doit repartir pressuré, essoré, les poches vides.

Nous suivons son conseil, après tout, pourquoi pas, des randos dans ce secteur il y en a des dizaines, pourquoi payer ce qui est gratuit juste à côté.

Donc retour au Rozier pour effectuer une remontée de la Jonte sur sa rive gauche à travers bois (chênes blancs, pins, buis, cornouillers ...). La montée est d'abord tranquille mais petit à petit la pente s'accentue avant d'arriver aux ruines de l'Ermitage Saint Michel. Il est nommé ainsi depuis un siècle sans aucune preuve de sa vocation à la méditation et à la contemplation, si ce n'est en raison de la présence de vestiges d'une chapelle pré-romane. Selon d'autres écrits, il pourrait s'agir en fait du poste avancé du Château de Montorsier aujourd'hui disparu.

Quoi qu'il en soit, ces ruines suspendues au-dessus des Gorges de la Jonte ne sont accessibles que par des échelles métalliques dont l'ascension reste délicate, mais le panorama du haut de ces ruines est somptueux. Nous avons sous les yeux le Cirque de Madasse, les corniches du Causse Noir, les Gorges de la Jonte et de nouveau le rocher de Capluc et les vases de Sèvres et de Chine.

Et, perché à la cime d'un rocher proche, c'est un vautour qui nous observe, intrigué sans doute par ces ermites étranges et bruyants. La mauvaise exposition de ce rocher au soleil ne permet pas, hélas, d'en faire une photo convenable.

Un peu plus loin, au cours de notre repas, ils viendront en nombre (les vautours) décrire leurs arabesques autour et au-dessus de nous, profitant des courants ascendants pour évoluer et prendre de l'altitude sans donner un coup d'ailes. Avec beaucoup d'aisance et de grâce ils accomplissent leurs ballets devant nos yeux brillants. Nous avons déjà assisté à un tel spectacle de très très près comme aujourd'hui, c'était au Quié de Lujat à Tarascon sur Ariège l'année dernière, mais on ne s'en lasse pas. Tous les Dimanche, nous sommes preneurs...... s'ils le veulent.

Il faut bien repartir pourtant, ce sentier en corniche offre des points de vue inouis sur la vallée tous les 100 m, jusqu'à cet énorme rocher posé sur le plateau, terme de notre ascension du jour. Il porte le nom de Champignon-Préhistorique, il est posé là, tout seul, comme arrivé par on ne sait quel miracle sur ce plateau tout plat.

Les choses sérieuses commencent (pour moi) avec cette descente, raide, technique et je vais avoir l'occasion de vérifier que cette entorse faite Samedi n'est pas aussi légère que je l'imaginais. Ma descente est pénible, douloureuse, je retarde tout le monde et c'est avec soulagement que j'en vois la fin.

Ce séjour se termine autour d'un verre juste au moment où une toute petite pluie vient nous rappeler que finalement nous avons eu de la chance, nous avons eu du beau temps aujourd'hui.

Pour finir comment ne pas dire quelques mots du gîte "Les Fleurines" qui nous a accueillis pour deux nuits. Il est absolument superbe, tout en pierres, avec ses toits de lauzes posées sur une construction en ogives datée de ....1738 !!! Perché au-dessus du village appelé Les Vignes, il offre un point de vue tout à fait exceptionnel sur la vallée du Tarn, qui vaut bien celui appelé "Point Sublime" qui lui, domine les Gorges. Nos hôtes, Bernard et Nathalie, pratiquent une cuisine familiale, simple mais excellente et fabriquent des confitures dont je ne dirai rien de leur originalité parce qu'ils aiment jouer aux devinettes avec leurs clients. Mais ......le majordome Nathalie manque de "souplesse relationnelle", il faut le savoir ......et s'y faire.

 

                      La Jonte, en regardant bien on pourrait presque voir les truites

 

                     Les échelles qui mènent aux ruines de l'Ermitage Saint Michel

 

                                                          l'Ermitage Saint Michel

 

                                                    Mais oui  .....  ils sont contents d'être là

 

                                                                  Encore l'Ermitage

 

                                                Le Champignon Préhistorique

 

 

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Vendredi 29 juin 2007

Suite de notre week-end dans les Gorges du Tarn:

Ce Dimanche matin, réveil aux aurores, j'accompagne Chantal G. au départ de sa rando du jour. Eh non, Chantal n'aime pas l'eau. Elle préfère effectuer, en solitaire, une longue balade qui lui permettra, entre autres, de découvrir les ruines d'un village troglodyte: Les Eglazines, ainsi que le très beau cirque de Saint Marcellin. Encore un très beau parcours à faire .....une autre fois.

Le ciel est uniformément bleu azur, et après un petit déjeuner copieux, c'est remontés comme des pendules (traduction: très excités) que nous prenons la route pour le Cirque des Baumes où nous attendent nos bateaux.

Ils ne sont pas tous fiers nos petits camarades, certains appréhendent ce parcours, d'autres au contraire se font un malin plaisir de durcir le trait en évoquant des rapides, des chutes d'eau, des hauteurs d'eau impressionnantes, tout cela devant être franchi en canoë évidemment. Au fur et à mesure, le visage de Soraya d'abord surprise, incrédule, puis franchement angoissée, se décompose et passe par toutes les couleurs pour se stabiliser sur un très beau"jaune-verdâtre" genre crise de foie. Il est temps de la rassurer avant qu'elle ne parte en courant.

C'est en bus que le loueur de bateaux nous emmène jusqu'au départ de la descente, et pendant tout le parcours il nous parlera de tous ces rochers aux formes étonnantes et qui portent tous un nom ....que j'ai oublié. Notre loueur a l'imagination débridée, il nous a montré 2 rochers qui se font face et qui sont supposés représenter Louis XIV et la Marquise de Maintenon ( à moins que ce ne soit une autre de ses nombreuses maitresses), et qui, au fur et à mesure de notre avancée sur la route, se rejoignent jusqu'à s'embrasser. Il m'arrive de délirer, mais là, j'ai trouvé mon maître.

Enfin le départ:

4 canoës bi-places, 2 kayaks mono-place constituent notre flotille. Ce n'est pas la grande Armada mais presque. Les équipages sont constitués au petit bonheur la chance, certains s'avèreront particulièrement efficaces, d'autres beaucoup moins.

Avant la première difficulté, une chute d'eau de 2 mètres, nous avons compris que l'équipage constitué de Martine et Soraya prend l'eau. Au lieu de descendre le courant, elles font des allers-retour d'une rive à l'autre, parcourant ainsi 3 fois plus de chemin, et elles râlent: un vrai bonheur.

Et bien sûr, à la chute d'eau, c'est le premier chavirage, pas méchant, mais prudemment nous changeons les équipages, avec succès cette fois, et par la suite Soraya démontrera qu'elle a vaincu sa phobie de l'eau. Victoire.

Puis il y a ce moment d'inattention. Nos tranquilles jeux aquatiques dérivent vers des courses poursuite, des abordages sauvages à coups de pelle.

"A moi,  corsaires, flibustiers et frères de la côte: Surcouf, Jean Bart, Duguay-Trouin ...., sus aux infâmes pirates au drapeau noir: Barbe Noire, La Buse, L'Olonnais .....pas de quartier !!! ..... pendez-les haut et court !!!!"

Comment ça je délire ??? A peine un peu.

Pendant ce temps là, Isabelle L. et Chantal B. qui étaient restées loin derrière ont chaviré, et Chantal, coincée sous le bateau lui-même enfoui sous une avancée rocheuse a bien failli se noyer. Heureusement, 2 Anglais qui passaient par là l'ont aidé à se sortir de cette situation délicate.

QUOI ?? des ANGLAIS ?? L'Anglais, l'ennemi héréditaire du corsaire bien franchouillard ??? Je cauchemarde !!! Après la honte, le déshonneur....

Et quoi d'autres après tous ces délires, me direz-vous. Y avait-il au moins quelque chose d'intéressant à voir ???   Ben, les Gorges bien sûr !!

C'est une autre vision évidemment, les perspectives sont différentes. Elles sont impressionnantes ces falaises qui se dressent verticalement jusqu'au ciel ... bleu ??? Bleu, il l'était depuis ce matin, mais voilà qu'il se charge d'énormes nuages noirs qui s'effondrent tout à coup sur nos têtes. Un orage de pluie et de grêle d'une rare intensité. Nous sommes déjà mouillés, soit, mais d'un seul coup il fait froid sur l'eau.

A peine 15 minutes cet orage, juste assez pour nous réfrigérer et nous couper l'envie de cette sieste au soleil que nous avions prévue dans le plus bel endroit des Gorges: "Les Détroits".

Et c'est tout tranquillement que nous rejoignons l'embarcadère après une dernière cocasserie dont nous gratifie Isabelle G. (vous suivez, c'est que c'est compliqué toutes ces Isabelle, toutes ces Chantal, on s'y perd).

Donc Isabelle chavire après s'être empêtrée dans les branchages. Lorsqu'elle émerge c'est pour constater que son kayak s'est fait la valise au gré du courant et qu'il prend un malin plaisir à descendre plus vite qu'elle ne peut nager. Même les insultes dont elle va le gratifier seront sans effet. Il s'en fout, il a décidé de vivre sa vie, libre. Heureusement pour Isabelle, des âmes charitables viendront à bout des vélléités d'évasion de son kayak et c'est tous ensemble que nous aborderons  la plage.

J'aurais bien aimé présenter quelques photos, mais nos appareils photos numériques n'étant pas waterproof, aucun de nous n'a voulu prendre le risque.

Mais faites marcher l'imaginaire et je suis sûr que vous les verrez  tous ces corsaires et ces pirates. Après tout, l'enfance n'est jamais si loin qu'on ne puisse y retourner quelques instants.

 

DEMAIN LA SUITE AVEC LA RANDO A L'HERMITAGE SAINT MICHEL

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Jeudi 28 juin 2007

Ce week-end prolongé dans les Gorges du Tarn, il était coché sur notre agenda depuis longtemps, il était attendu. Pour reprendre une formule célèbre: "nous sommes venus, nous avons vu, nous avons vaincu" ...........mais ce ne fut pas sans douleur.

Nous sommes finalement 11 au départ ce Samedi, 7h00, c'est tôt pour nous mais il y a plus de 3h00 de trajet pour nous rendre au Rozier, point de départ de notre première randonnée: Les Corniches du Méjean.

Nous sommes prévenus par la serveuse du bar où nous prenons un petit café revigorant: "Vous allez en prendre plein les yeux" nous a-t-elle dit.

Après la seule grimpette du jour (bien sûr ce ne sont pas les Pyrénées et nous ne sommes pas là pour ça) nous sommes au pied du premier Belvédère du jour : Le Rocher de Capluc. Capluc, situé au confluent du Tarn et de la Jonte était jadis un excellent poste d'observation, nanti d'une respectable forteresse aujourd'hui en ruines. Pour en atteindre le sommet, une seule solution : emprunter les échelles métalliques qui se succèdent devant nous.

Mais là-haut, le sommet étroit est bien protégé par des barrières en bois. C'est en toute sécurité que nous pouvons profiter d'une vue dégagée et plongeante sur les villages du Rozier et de Peyreleau: 2 villages à la jonction de 3 causses (le causse Noir, le Méjean et le Sauveterre), entaillés profondément par le Tarn et la Jonte,  ainsi que sur  la vallée du Tarn jusqu'aux Gorges qui nous attendent demain, en canoë cette fois.

La descente des échelles se révèle plus impressionnante que la montée, mais jusque là pas de souci, pas de bobo, cela ne durera pas ....

Des rochers calcaires étonnants, façonnés par l'érosion (les canyons du Tarn et de la Jonte ont été creusé au rythme de 2 cm par siècle) se présentent devant nous. Après "Capluc", c'est "Francbouteille", puis ce sentier de corniches nous emmène jusqu'au "Vase de Sèvres" puis au "Vase de Chine", 2 superbes monolithes, sculptures étonnantes dominant la vallée de la Jonte. Puis d'autres rochers dessinent des arches pour nous permettre de découvrir un rocher immédiatement baptisé par nos soins "Titanic". Effectivement, on dirait la proue d'un bateau échoué là on ne sait pourquoi.

Et puis c'est la première chute de la journée. Une "gamelle" respectable, une figure particulièrement réussie par Martine qui décorera son  tibia d'un panel de couleurs originales. Elle a bien choisi son moment pour chuter, parce que 100 m plus loin c'est le "Belvédère du Vertige" et ses falaise verticales de 400 m. Qui a dit ?: "Damned, encore raté !!!"..... Humour noir, incorrigible, ce n'est pas bien !!

Ce belvédère du vertige c'est encore un beau point de vue sur le village de Truel et le canyon de la Jonte. Les vautours, on ne les verra que de très loin, ils nous snobent, mais nous aurons l'occasion de nous rattraper Lundi (et comment!!!). Bientôt, ce sera la descente par la vallée du Tarn, d'autres points de vue, d'autres rochers étonnants: une tortue, un dromadaire ......et une autre gamelle.

Pour être exact, nous croisons un groupe de jeunes .... dont quelques jolies filles, et voilà .....faute d'inattention ......un faux appui  ....le pied qui glisse ....les ligaments qui craquent ....et c'est l'entorse stupide, bien joué Jean Claude, ça t'apprendra à regarder les filles.

Deux éclopés le premier jour sur onze participants, pas mal comme bilan. Même dans les stages commandos ils ne font pas mieux.

Mais le moral reste bon, les troupes sont encore fraiches, le gîte n'est pas loin, (j'en reparlerai il en vaut la peine) et nous avons eu un temps superbe comme on n'osait pas l'imaginer au départ, alors .... "carpe diem" .... demain est un autre jour ......

 

                              Les échelles du Rocher de Capluc: Isabelle en éclaireur

 

                              Point de vue du sommet de Capluc: Le Rozier et le Tarn

 

                                     Capluc: rocher, forteresse et village en ruines

 

                                                     Peggy sortant de l'Arche 

 

                                         Rocher de Francbouteille

 

                                                               Le Vase de Sèvres

 

                                                         La proue du "Titanic"

 

                             Sous un Pin Parasol "bonsaï" : notre groupe (The best)

 

                                   Point de vue du "Belvédère du Vertige"

 

DEMAIN, LA SUITE DU WEEK-END

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées
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Lundi 18 juin 2007

Ce circuit fait partie des grands classiques. La Cascade d'Ars est réputée comme étant l'une des plus belles des Pyrénées et comme elle est facile d'accès, elle attire beaucoup de monde à la belle saison. Facile d'accès  ...... quoique  !!! ..... Cela dépend du chemin emprunté pour y accéder.

Au départ d'Aulus les Bains station thermale anti-cholestérol ..... mais si, il parait que les eaux du Garbet sont efficaces contre les excès de cholestérol, l'essentiel c'est peut-être d'y croire; au départ d'Aulus donc, il y a 2 options: la première et la deuxième (c'est savant, non ?).

La première, la plus facile, pour les promenades familiales, part directement du pont qui enjambe le Garbet. C'est un chemin forestier, large, sans aucune difficulté, qui monte tranquillement, jusqu'au point de rencontre avec l'autre sentier, juste après "le Pas d'Enfer".

La deuxième, que vicieusement nous choisirons, est plus "fun". Ce sentier qui démarre à la sortie du village est un vrai sentier de rando, qui monte tout le long de l'Ars, ce ruisseau dont la cascade porte le nom (voilà qui est original!!). Et il est beau ce ruisseau, surtout à cette saison. Il a beaucoup plu ces derniers temps et il est chargé. Il coule, de minis-cascades en vasques vert-émeraude, c'est un vrai plaisir des yeux, je le conseille ce sentier.

Evidemment, il est plus "rude" que l'autre, en particulier lorsque nous arrivons au Pas de l'Enfer. C'est tout simplement un mini-canyon, superbe, avec quelques baignoires naturelles, dont la couleur des eaux donne irrésistiblement envie d'y faire trempette à partir de cette plage qui nous attire. Que nenni !!! pas le temps, la cascade nous attend, alors on liquide cette dernière grimpette, sévère, qui va faire monter le coeur à haut régime avant de retrouver le chemin de la première option.

Un peu plus tard, nous y sommes à la cascade. On la voit et on l'entend de loin. C'est qu'elle tombe de haut. Peu de choses à dire, on admire c'est tout, c'est grandiose. Surtout lorsqu'au détour du sentier, nous arrivons au pied de la chute principale qui nous couvre de ses embruns, et là les volontaires pour la photo souvenir se font rares, l'eau est fraîche.

Oh, hisse !!, une dernière pente à gravir et nous y sommes au sommet de cette cascade. On a un peu de mal à imaginer que ce modeste ruisseau au bord duquel nous reconstituons les forces dont nous aurons besoin un peu plus tard est à l'origine de cette cascade farouche et tonitruante. Et pourtant !

Après ce répit bien mérité, nous empruntons ce sentier qui serpente à travers les couloirs d'avalanches, il est plus méchant qu'il n'y parait. Après le repas, la (re-)mise en route est toujours difficile, alors ça râle et ça chambre. Tout le monde est pressé d'arriver à l'étang de Guzet, et surtout de retrouver une pente qui cesse de monter et qui s'inverse (environ 900 m de dénivelée cumulée quand même), ouf ! ça fait du bien.

Le voilà, l'étang de Guzet, on le distingue à travers les arbres. Il offre cette particularité d'être enchâssé au coeur de la sapinière, il est bien caché, il faut arriver les pieds dans l'eau pour le voir en entier, bordé par endroits de pelouses bien vertes. Le jardinier du coin a dû les entretenir il y a peu, elles sont magnifiques.

Un bref instant de pause, et c'est la descente, facile mais longue...longue, qui brûle les cuisses de certains (es), A tel point qu'on entendra par moments, des incongruités du genre: "quand est-ce qu'on remonte pour se reposer un peu ?" On croit rêver....

Cette rando, elle est très belle. Le ruisseau,  la cascade, la prairie au sommet, la "caillasse" dans les couloirs d'avalanches, l'étang, la traversée de champs de fougères....... encore une fois on en a plein les yeux .... et plein les jambes à la fin mais c'est la règle du jeu, d'un jeu qui se termine toujours de la même manière: autour d'un verre à discuter sans fin de cette journée..... et on va encore rentrer tard...

 

                                                              Le Pas d'Enfer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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Lundi 11 juin 2007

Pleuvra?? pleuvra pas??? C'est la question du jour, celle qui anime tous nos Dimanches depuis de longues semaines. Alors on va l'évacuer tout de suite. Il a fait beau, jusqu'à 15h00, puis nous avons sorti les ponchos, comme d'habitude, et nous les avons repliés un quart d'heure plus tard, après une petite ondée dont le principal résultat a été de nous gâcher (un peu) le paysage et de faire galoper Lyli qui n'aime pas se mouiller, tout le monde le sait.

Encore une bien belle balade, à travers la hêtraie d'abord jusqu'à la jasse de l'étang Bleu. Les pentes sont rudes, un peu moins de 800 m de dénivelée, sans beaucoup de répit ni de temps mort. A l'arrivée dans la jasse, on se rend compte qu'il a beaucoup plu sur les Pyrénées ces dernières semaines, parce que nous pataugeons dans un sol spongieux qui dégorge d'eau. Tant mieux, il le fallait, c'était nécessaire.

Il est beau cet étang au pied du Pic de Peyroutet et du Col de la Couillate. Très élégant, très distingué le nom de ce Col. Nous n'en connaissons pas l'origine, mais peu importe, il a eu beaucoup de succès dans notre groupe. Quant à cet étang Bleu, encore un !! (quel manque d'imagination), eh bien ...... il est ..... vert !!!!.

Un groupe de pêcheurs de truites a installé son campement sur sa berge Nord, ils sont nombreux, mais l'arrivée annoncée et prochaine des orages les fait plier bagages.

3 de nos petits camarades vont aller voir de plus près à quoi ressemble ce Col de la Couillate, 160 m de dénivelée supplémentaire. L'idée générale étant de repérer l'itinéraire qui permet, de ce col, de rejoindre le Pic des 3 Seigneurs, en vue d'une future balade.

Ce pic des 3 Seigneurs, nous irons le 01-07, mais par le Sud, par le Port de Lers.

Et c'est pendant cette quasi sieste au soleil, en regardant s'échiner sur la pente nos 3 petits camarades, que sournoisement, la brume montant de la vallée derrière nous, nous fait comprendre qu'il est temps de penser à la descente.

Vite Lyli......plus vite, quelques gouttes vont la faire galoper dans la pente, on ne la reverra qu'en bas, au bord du ruisseau, lézardant au soleil (il ne nous a pas abandonné très longtemps), sur son caillou.

Et pourtant, il fallait prendre son temps à la descente. Prévenus par des randonneurs qui ont fait ce parcours en sens contraire, nous avons vu l'Ours, ou plutôt la trace de l'Ours: une belle empreinte de sa grosse "patoune" dans la terre mouillée. Sur la photo, elle n'est pas évidente au milieu des autres traces de pas, bien humaines celles là, mais de visu elle est belle et très nette. On en a vu des empreintes d'animaux, de toute nature et de toute espèce, mais l'Ours, c'est une première.

Un jour, peut-être, il nous fera l'honneur de nous saluer (de loin, c'est mieux) et de poser pour la photo. On peut rêver, non ????

Plus bas, nous dominons le "glacier d'Embans" au pied du Cirque du même nom. Ce fameux glacier n'est plus qu'une légende, il n'existe plus qu'à l'état de névé. Mais lorsqu'on sait qu'avant l'invention du réfrigérateur, les hommes de Rabat, Gourbit ou Lapège, venaient de nuit, arracher au glacier des blocs de glace pour les redescendre (sur leur dos) dans la vallée, les charger sur des carrioles qui les transportaient ensuite à Toulouse ou Montauban, eh bien ......ça force le respect. C'étaient des HOMMES, ça, Monsieur !!

La conclusion de cette anecdote, c'est que la température est sacrément plus élevée qu'il y a un siècle, parce qu'aujourd'hui, au mois de juin, de la glace il n'y en a plus du tout. Alors, encore une fois, le réchauffement de la planète, ce n'est malheureusement pas une vue de l'esprit, il suffit d'ouvrir les yeux pour en mesurer les conséquences.

 

                                                              L'étang Bleu

 

 

              Le groupe: en admiration devant l'étang Bleu, après l'effort

 

        L'étang Long, sur le chemin du retour, je m'aperçois que je n'en ai pas parlé

 

                                    Une kyrielle de petits étangs sans nom

 

Ce qu'il reste du Glacier d'Embans, au pied de la Cascade, dans la brume et sous l'orage

 

                    La grosse "patoune" de l'Ours, à droite, au milieu de la photo

 

 

par jean claude publié dans : récits des randonnées communauté : randonnées
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