Dimanche matin: 6h00, tout le monde est debout
Après une courte nuit et un petit déjeuner copieux, chacun teste l'état de ses jambes, et le diagnostic est variable. Mais de toute façon, le sommet du Valier est là, 600 m plus haut et on va aller lui titiller le pic, c'est sûr.
Il y a juste un court passage qui nécessite un peu de concentration, juste avant le Col de Faustin, mais dans l'ensemble l'ascension est sans
véritable difficulté et c'est déjà le Col. Encore une fois, la chance nous sourit, le ciel est complètement dégagé et la vue est superbe, notamment sur les étangs
Rond et Long.
Après une courte pause, nous entamons le final de cette ascension, elle est raide mais facile sur cette crête ronde et dégagée. Voilà, nous y sommes à cette croix plantée au
sommet. Nous ne sommes pas seuls, la réputation du Mont Valier n'est plus à faire et tous les randonneurs veulent mettre cette course à
leur palmarès. Donc, ça bouchonne un peu, il y peu de place au sommet, mais suffisamment pour qu'on puisse s'installer "confortablement" et fêter dignement cette rencontre avec le "seigneur
Valier": Champagne.
Et on va encore se faire remarquer en le faisant mousser dans nos gobelets, il est à peine 9h30, mais quel "pied" !! La surprise et l'incrédulité des autres randonneurs présents, c'est un vrai
bonheur. Déguster du Champagne en admirant à 360° toute la chaîne des Pyrénées, je le conseille, "ça le fait".
Il faut pourtant redescendre, le retour au refuge des Estagnous s'effectue tranquillement, nouvelle pause, on fait l'inventaire des forces
disponibles et il faut prendre une décision. Un détour par le Col de Pécouch puis la descente par l'étang de
Milouga tente beaucoup d'entre nous mais pas tous, la fatigue commence à se faire sentir. Nous allons nous séparer, certains vont rentrer au plus court par la
cascade de Nérech, et le reste du groupe entame une nouvelle grimpette, raide mais courte, à peine 200 m de dénivelée.
Il n'y a pratiquement personne sur ce parcours, en 5 h00 de marche nous n'avons rencontré que 2 groupes, et pourtant il en vaut la peine. Au sommet du Col de
Pécouch, nous découvrons un immense "désert de rochers", un dallage étonnant et rare, presque plat, une promenade pour nos jambes fatiguées.
Puis c'est la descente (sévère) jusqu'à l'étang de Milouga, très encaissé entre 2 parois rocheuses, dans lequel nos 2 esquimaux Isabelle
(qui trouvera le moyen d'intéresser tout le monde à sa baignade, mais je ne dirai rien de plus même sous la torture) et Richard vont s'empresser de vérifier que la température est suffisamment
glaciale pour y prendre un bain. Ils sont fous ces deux-là.
Et voilà que le temps se gâte, c'était prévu, en 10 minutes le Valier disparait dans la brume, l'étang aussi, il est temps de se remettre en route. Nous avons encore presque 4 heures de descente
et les orages prévus par la météo vont nous courir après en permanence. Le ciel gronde, la montagne ne veut plus de nous, d'accord, nous n'insisterons pas. Jusqu'au parking nous serons
fustigés par le ciel en colère, mais gentiment il se contentera de laisser tomber quelques gouttes, à titre d'avertissement sans doute.
Nous retrouvons nos petits camarades et, après un rapide état des lieux il s'avère que tout le monde est très...très... fatigué ......mais content de son week-end .....n'est-ce pas l'essentiel
?
Pics des 3 Comtes (à gauche) et de Girette au petit jour
Au Col de Faustin
Du Col de Faustin: les étangs Long (en haut) et Rond
Sommet du Valier (2838 m), qu'est-ce qu'on est content
Du Valier: Les étangs Milouga (en haut) et Arauech
Du Valier: Chaîne des Pyrénées avec l'étang Long (en bas)
Le "désert de roches" au Col de Pécouch avec les nuages qui se forment
L'étang d'Arauech
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