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récits des randonnées

Lundi 29 janvier 2007

Pour cette balade en pays d'Olmes, nous avons de la chance, le ciel est uniformément bleu, il fait grand soleil mais le sol est gelé et le froid piquant.

Notre petit groupe s'échauffe les mollets par la petite grimpette jusqu'aux cascades pétrifiées de Roquefort. Elles sont effectivement pétrifiées ...par le froid, quelques stalactiques de glace enjolivent les éventails de calcaire. Nous ne nous attarderons pas.

La montée vers le château s'effectue versant Nord dans un décor de neige fraiche, à peine une petite couche de 5 à 10 cm qui nous permettra de construire un petit bonhomme de neige au croisement de 2 chemins, il aura son importance.

Lorsqu'on débouche au sommet, la vue est fantastique, les ruines du château perché sur son éperon rocheux  sont en plein soleil et devant nous se dressent enneigés: le mont Fourcat et le saint barthelemy sur notre gauche.

Une fois perchés au sommet du château, surprise, les 3 échappés qui ont filé dans la montée ne sont pas là. Ils ont voulu faire un peu de rab. Notre sentinelle de neige postée au carrefour leur indiquera finalement la bonne direction. Ces vélléités d'évasion  (ratée) auront ajoutés 3 kilomètres à leurs mollets dont ils garderont les traces en fin de parcours.

Le repas est frugal comme toujours mais enrichi par un cake qui fait l'unanimité. Le retour s'effectue en partie par une improvisation à travers champs qui nous permettra de faire connaissance avec un troupeau de chevaux superbes avant de traverser les gorges de Péreille et de rejoindre enfin notre parking.

Le bilan: une journée de plein soleil, des mollets fatigués et des visages radieux, pas mal non ?

 

 

Par jean claude
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Lundi 29 janvier 2007

Un tir nourri de "reproches véhéments" m'amène à faire un ajout absolument indispensable au récit de cette rando.

J'ai en effet oublié d'évoquer la FABULEUSE brioche de Renée accompagnée de l'EXCEPTIONNELLE confiture de Chantal.

Pour que ce récit gastronomique soit complet, j'ajouterai l'EXCELLENT Cappucino que m'a offert Jasmine. Franchement un cappucino tout chaud au sommet de cette rando en plein hiver, ça le fait non ?

Et tout à coup, ça m'interpelle !! Est-ce qu'on ne consacre pas plus de temps à se "goinfrer" qu'à randonner ?? C'est une question essentielle qui mérite réflexion.

jean claude 

Par jean claude
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Lundi 5 février 2007

Pour commencer cette rando, le temps est clément:  beau soleil, pas de vent, température agréable; ça se présente bien.

Nous allons évoluer toute la journée sur ce chemin chargé d'histoire (douloureuse) et de mystères, dans cette très belle vallée perdue du Haut-Cabardès où coule la Grave. Enfin dire qu'elle coule c'est un euphémisme, parce que de l'eau il y en a peu et pas partout.

Exceptionnellement, cette rando commence par la descente au fond de cette vallée, on traverse la Grave et on chemine à flanc en plein soleil sur un de ces étroits sentiers caillouteux, classique de cette région. On passera d'abord devant les ruines du hameau de Montredon (QG du maquis ARMAGNAC) puis plus tard nous découvrirons celles de Picarot Bas (autre planque des maquisards).

Une excellente idée (générale) nous fait bivouaquer précocement au bord du ruisseau des Picarots, en plein soleil, nous ne regretterons pas ce choix.

Et puis le temps se gâte, nous voyons le ciel se charger de nuages peu sympathiques qui se déplacent vers nous à vive allure, manifestement en crête le vent s'est levé. Pendant la première grimpette du jour, nous aurons très vite l'occasion de le constater et il est froid le bougre. Heureusement, quelques points de vue sympathiques sur cette vallée compenseront cela, d'autant que nous redescendrons très vite à l'abri du vent  jusqu'à la stèle commémorant les 7 très jeunes résistants fusillés à cet endroit.

La traversée de la Grave s'effectue à sec, c'est de + en + fréquent, tous les ruisseaux sont secs et tous les lacs de montagne sont presque vides. Mais pas d'inquiétude, les hommes politiques partout dans le monde se préoccupent du réchauffement climatique, alors on peut avoir confiance n'est-ce pas ?????

Le final est raide, celui qui a imaginé un parcours avec toutes les principales difficultés sur la fin est un drôle de  XX ....XXZZ...WW...YQW (noms d'oiseaux divers et variés, au choix de chacun).

Voilà, encore une de finie, dans cette belle vallée de chênes verts; NON ce n'est pas du houx même si les feuilles piquent un peu (mais chut... pas de noms, on ne dénonce pas ses petits camarades). Nous avons pu apprécier aussi quelques très très très vieux châtaigniers énormes et tellement tordus qu'ils doivent être perclus de rhumatismes, et pourtant ils trouvent encore l'énergie de faire pousser des jeunes branches pleines de vie.

Bienvenue à Alain qui nous a rejoint aujourd'hui, et comme toujours la journée se termine autour d'un chocolat chaud ou d'une bière en partageant quelques friandises reconstituantes.

Merci à tous pour cette belle journée et à la prochaine.

 

jean claude

Par jean claude
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Lundi 12 février 2007

Cette rando est un peu particulière pour moi, puisque en ce Dimanche ensoleillé à la température printanière je rejoins peut-être pour la dernière fois l'assoc. où j'ai animé de nombreuses randonnées. Mais c'est Jo qui a organisé ce circuit  et par conséquent c'est avec grand plaisir que je le rejoins ainsi que de nombreux membres du groupe qui nous accompagnent maintenant.

Pour ces randos d'hiver (sans neige), c'est encore une fois le Cabardès qui nous accueille à Roquefère, dans une de ces vallées toutes pareilles et toujours différentes. Nous montons dans un bois de chênes verts et de rocailles schisteuses par un de ces étroits sentiers qui sont  caractéristiques de cette région. Ensuite, c'est une  forêt de pins qui nous mènera à Cubserviès, tout petit hameau perché sur son roc d'où l'on peut admirer cette cascade, très belle, une des plus hautes d'Europe disent toutes les brochures touristiques.

Après une visite rapide (mais très appréciée) de ce hameau parfaitement rénové nous entreprenons la descente jusqu'au pied de la cascade. Elle s'avère délicate, les rochers sont très glissants, la pente est raide et seule une poignée de téméraires se risque jusqu'au fond, mais ça vaut la peine. Elle est vraiment très belle. Et au passage on découvre des buissons de jonquilles en fleurs accrochées à la paroi, non mais je rêve. 

Non non je n'ai rien fumé, même pas la moquette. Je sais qu'on est le 11 février, qu'on est en plein hiver, qu'en Cabardès normalement c'est neige, gel et verglas mais cette année Dame Nature ne doit pas avoir le même calendrier que nous. Un peu plus tard ce sont des chenilles processionnaires en balade qui  s'offrent à nos yeux ébahis et exorbités. Elles aussi se sont trompées de calendrier.

Ah, ma bonne dame, ils vont bien finir par nous détraquer le temps avec tous leurs satellites !!.

Puis c'est la découverte d'une église Romane du XIIe parfaitement rénovée, avant la pause-repas, rapidement expédiée en plein soleil. Jo renonce à nous faire découvrir la surprise pourtant promise au départ: une 2e cascade perdue en plein bois. On lui fera confiance quand même, puiqu'il dit qu'elle existe et qu'elle est belle. Tss tss tss, ne nous le refais pas ce coup là Jo, sinon c'est l'amende, tu sais : jaune avec des glaçons.

Après un bois de chênes verts, un bois de pins, c'est dans un bois de chataigniers qu'on descend jusqu'à Labastide-Esparbairenque. Rien que de l'écrire ça y est j'ai la migraine, et pourtant qu'est-ce qu'il est beau ce petit village, formidable belvédère sur toute cette vallée.

Une dernière grimpette, puis une dernière descente à travers ce maquis nous ramènera  en surplomb de Roquefère et son château. Fin de la rando avec un strip-tease d'un Jo déchainé, content de lui et de sa balade. Il a bien raison mais il ne faut pas trop lui dire, on ne pourra plus le tenir.

Comment terminer sans mentionner la collation Gargantuesque, Pantagruélique dont nous a gratifiée Chantal. Cétait bien la peine que je fasse régime toute la semaine, enfin je ne t'en veux pas trop Chantal.

 

jean claude

Par jean claude
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Lundi 19 février 2007

En ce Dimanche pluvieux, la météo ne s'est pas trompée. Le temps est bien celui annoncé. La pluie, du réveil à la tombée de la nuit, sans discontinuer. Bref, un temps à ne pas mettre un randonneur dehors ???

Que nenni !!!

Il reste une poignées d'irréductibles marcheurs qui n'ont même pas peur que le ciel leur tombe sur la tête. Quelques "jobastres" complètement dénués de raison, probablement échappés d'une maison de "repos" et qui ont décidés de rejouer à leur manière "singing in the rain". Pour ceux-là, une bonne douche froide est préférable à un plateau télé-canapé, même en compagnie de ce bon Michel Drucker.

Donc ces "fêlés de la coiffe" se sont mis en route. Quand faut y aller, faut y aller. On va aller lui tirer sa queue fourchue au Diable du Belvédère.

Mais pour faire bonne mesure on va d'abord grimper jusqu'au Belvédère de la Mousquière pour admirer le paysage. La pente est raide, ça glisse un peu, on est mouillé (évidemment) mais ça va. Au sommet pas de surprise, "circulez, y a rien à voir". Tout est bouché: nuages, brume, ...et c'est tout. Tant pis, nous filerons pique-niquer dans le chalet de Carach, quelques minutes de répit, AU SEC.

Nous ne nous attarderons pas. Bien que protégés par nos vêtements de pluie, nous sommes déjà mouillés et ce n'est pas le moment de prendre froid. Un petit cheminement tranquille et puis c'est la descente par un étroit sentier dans les chênes et les buis, jusqu'à cet endroit où nous avons rendez-vous avec le Diable.

Une descente immédiatement baptisée par Renée: la descente "de-la-mort-qui-tue". Et là,  tout à coup: du soleil, ou plutôt des soleils. Chacun le sien, voire même plusieurs pour certains. Les chutes s'enchainent, on ne peut pas tenir debout sur ce sol pentu et extrêmement glissant. On admire les figures des petits camarades et on essaye de faire mieux. Un vrai feu d'artifice. Oh la belle bleue !!, oh la belle rouge !!.

C'est couvert de boue qu'on arrive enfin au Belvédère, mais le Diable n'est pas là. Je ne sais pas si c'est la pluie qui lui a fait peur ou nos tristes figures boueuses, en tout cas il s'est caché. Une toute petite éclaircie va nous montrer quelques instants ces gorges magnifiques et ce sera tout.

Un retour aux voitures, tranquille, un échange standard de loques boueuses contre des vêtements secs, un chocolat chaud agrémenté des douceurs habituelles et voilà: fin du périple.

Cette rando, il faudra la refaire AU SOLEIL. Parce qu'on a rien vu. On s'en doutait, on ne va pas se plaindre. Et d'ailleurs, c'est à noter: pas un râleur, pas une plainte même dans les moments difficiles.

Juste une bonne tranche de rigolade, et c'est toujours mieux que la télé un Dimanche.

 

Jean Claude

 

 

 

Par jean claude
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