jean claude
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Quelques problèmes personnels puis une défaillance prolongée de mon opérateur Internet ont retardé la fin du récit de notre séjour dans les Calanques.
Je termine, avec beaucoup de retard, en publiant les dernières photos de ce séjour.
La calanque de Sormiou
La calanque de Cortiou et l'anse de la Melette
La calanque d'Escu, difficile d'accès, il faut "se la gagner".
Encore la calanque d'Escu, un repère pour pirates ou contrebandiers
La calanque de
Morgiou: vue du Belvédère
La
calanque de Sugiton: vue du Belvédère
La calanque de Sugiton: vraiment une des plus belles, elle possède 2 plages minuscules
ensoleillées chacune leur tour au long de la journée
Toujours Sugiton, à partir de sa 2e
plage
La calanque des Pierres Tombées, elle porte bien son nom, il y eut un mort fin 2006 à cause
d'une pierre tombée, mais c'est le coin des naturistes et ils y vont quand même.
La Candelle et
le petit Candelon
Mardi:
C'est une longue journée qui nous attend encore aujourd'hui avec au programme la découverte de 6 calanques
.... mais à la fin de la journée, il nous en manquera une au palmarès ... Le temps est toujours très ensoleillé, superbe, nous allons pourtant avoir l'occasion de faire connaissance avec
Mister Mistral et il n'est vraiment pas très accueillant le bougre.
Départ sur les parkings de la Calanque de Callelongue, au bout de la route. C'est un tout petit village tranquille en bord de mer, à peine quelques
maisons, un petit port de plaisance. Nous sommes à 5 kms de Marseille, pas plus, et c'est déjà le bout du monde. C'est peut-être ce qui m'a le plus
surpris durant ce voyage, toutes ces calanques magnifiques sont en quelque sorte la très proche banlieue de Marseille (quelques kms à peine), l'accès en est relativement facile (30 mn à 1h00 de
marche maximum) et elles sont malgré tout très peu fréquentées. Les autochtones seraient-ils blasés ??? Pas nous en tout cas, c'est l'émerveillement permanent.
L'itinéraire du jour est un aller-retour, le but est de longer la côte, d'aller jusqu'à la Calanque de l'Escu et de revenir par le même chemin. La
première étape est la Calanque de la Mounine, le sentier qui nous y emmène est particulièrement "malaisé", tout en caillou agressif, il n'y a aucun
dénivelé mais tout ce bord de mer est rebutant et la progression lente. D'autant que le spectacle est somptueux, avec toutes ces îles si proches et pourtant inaccessibles: île Maire, île de Jarre, île Calsereigne, île de Riou ..... alors lorsqu'on en a plein les yeux, c'est quand même dommage de regarder ses pieds, ce qui ne facilite pas
la marche.
La Calanque de la Mounine, elle est minuscule, superbe et intimiste. C'est du rocher, que du caillou, pas de plage, mais tous ces rochers donnent à
la mer des couleurs indescriptibles, toute la palette de bleu et de vert est représentée.
La vie est dure quelquefois, il faut déjà repartir ......jusqu'à la Calanque de Marseilleveyre, 30 mn de marche et nous y sommes. Elle
est complètement différente, il y a même un Café sur la plage de galets, approvisionné par la mer obligatoirement puisqu'il n'y a pas de route. C'est l'heure du 1er bain de la journée et du repas
...déjà ? Ce repas, nous le faisons en compagnie des mouettes qui lorgnent nos provisions avec un intérêt non dissimulé, mais notre repas est frugal et nous ne pouvons pas être généreux avec ces
pique-assiette qui voudraient bien s'inviter à notre table.
Pas le temps de faire la sieste, c'est reparti. Et à partir de là, plus personne sur le sentier, tout ce bord de mer est à nous. A la Calanque des
Queyrons, personne. Pourtant elle en vaut la peine aussi celle-là, encore une petite crique intimiste, magnifique (je manque d'adjectifs), isolée, presque perdue à l'écart du
sentier.
Un peu plus loin, c'est la Calanque de Podestat, celle-ci est beaucoup plus
grande, la descente pour y arriver est plus sportive, et elle aussi est déserte. 2e bain de la journée dans une eau toujours aussi limpide .....c'est bizarre cette impression d'île
déserte, pour un peu on se mettrait à guetter un bateau ou à faire un feu pour signaler notre présence ..... M'sieu Robinson Crusoë une petite
leçon d'île déserte SVP ????
Le dernier objectif du jour, c'est la Calanque de l'Escu, mais celle-ci va nous résister. Pour l'atteindre, il faut entreprendre de passer sur une
étroite corniche à flanc de falaise puis de descendre à l'aide d'une corde. Alors, je décide de renoncer, nous ne sommes pas grimpeurs mais juste de modestes randonneurs.
Allez, demi-tour, nous en avons assez vu pour aujourd'hui, d'autant que le Mistral s'est levé, qu'il souffle violemment et qu'il redouble d'intensité pendant le trajet de retour. Nous prenons le
dernier bain de la journée à Marseilleveyres, mais c'est vraiment pour marquer le coup, parce qu'il est froid ce vent.
Voilà 5 Calanques de plus au palmarès, toutes différentes, chacune avec sa spécificité et son charme. Elles méritent toutes d'être visitées. Pas beaucoup de photos, pris dans l'ambiance et
obnubilé par le spectacle de tous ces paysages somptueux, j'ai omis de "mitraillé" tout ce qui méritait de l'être (et j'ai honte).
La suite, c'est demain.
La Calanque de la Mounine, minuscule, elle n'est pas belle celle-là ???
La Calanque de Marseilleveyre
Les mouettes qui voulaient manger notre déjeuner
La Calanque
des Queyrons, désertique.....et j'aime ça !!
La Calanque de Podestat, une impression de solitude fantastique
Lundi:
Trois Calanques au programme aujourd'hui, en circuit à partir du Col de la Gardiole. Un large chemin descend vers la mer mais rapidement c'est
un tout petit sentier étroit qui s'offre à nous à travers le vallon du Pailladou, il emprunte en fait le cours naturel des eaux de ruissellement, à
travers la garrigue qui griffe les jambes.
C'est une bonne mise en jambes que cette descente jusqu'à la première Calanque: Port-Miou. Cette calanque s'enfonce si profondément
dans les falaises de calcaire que la mer n'est plus qu'un lac dont les couleurs passent du bleu foncé à l'azur ou à l'émeraude selon la nature des fonds marins. Pas une vague, cette calanque
semble à l'abri du vent et par conséquent son utilité est évidente, c'est le port de plaisance de Cassis. Il y a là une multitude de
voiliers sur 2 rangs laissant juste un petit chenal d'accès au milieu. Il faudra trouver un autre endroit pour la baignade.
Et nous allons le trouver très vite. Il suffit de traverser l'isthme de Cacau et déjà nous sommes dans la Calanque de Port-Pin. La première impression est fantastique: un décor rocheux majestueux dans une belle pinède préservée, une petite crique tranquille (il est tôt dans la matinée), orientée plein Sud, l'eau
est d'une transparence totale, le fond est de sable fin, pas de vent, pas un nuage et le soleil du Midi..... pas de doute nous sommes bien en vacances, vite le premier bain.
Je ne le sais pas encore, mais Port-Pin fera partie des 3 plus belles calanques de mon classement personnel. Mais il est temps de retourner marcher,
le programme de la journée est encore chargé. Donc nous allons faire le tour de l'isthme de Cacau qui me laisse une impression étrange et déroutante.
La nature semble "bouleversée", avec des tumulus de pierres un peu partout. Nous sommes en fait sur le site d'anciennes carrières de pierrres avec leurs dispositifs de déchargement et
de nombreux vestiges militaires du XIXe siècle. Une autre curiosité de l'isthme de Cacau c'est le Trou Souffleur qui "siffle" au gré de la pression
de l'air causée par les vagues dans les cavités souterraines. Nous l'avons cherché ......vainement. Damned !! Pas de chance!!
De Port-Pin, le sentier longe la calanque en balcon et nous offre l'occasion de l'admirer jusqu'à la pointe qui la sépare .......de la
Calanque d'En Vau, la plus imposante, la plus majestueuse, enfouie entre 2 falaises immenses qui sont le paradis des grimpeurs. C'est un pur joyau,
la plus belle des Calanques (dixit: tous les guides de la région). Quant au sentier qui permet d'y accéder par le trajet que nous avons choisi, il est "sportif". Il faut désescalader 150 m de
"cailloux" et les nombreux randonneurs en chaussures de plage que nous avons rencontré en chemin s'en souviennent encore.
Elle présente malgré tout un inconvénient majeur, son exposition est-sud-est. Compte tenu de la hauteur des falaises qui l'enserrent, dès 14h00, il n'y a plus de soleil. La calanque est toujours
aussi belle, mais il y fait "frais" et pour la séance de bronzage c'est raté. Alors, celle -là, il vaut mieux la visiter le matin.
Le retour jusqu'au Col de la Gardiole s'effectue par un large sentier facile, en montée douce, tranquille. Voilà un beau circuit de 5 heures (+
toutes les pauses baignade, bronzette) dans un environnement réellement majestueux qui donne envie de voir ....toutes les autres calanques......dès demain.
Calanque de Port-Miou
Calanque de Port-Pin
Entrée
de la Calanque de Port-Miou
Fortifications du XIXe sur
l'isthme de Cacau
De la Pointe Cacau: vue sur les entrées des Calanques Port-Pin et En vau
Calanque Port-Pin
Calanque Port-Pin
Calanque d'En Vau
En Vau: La "Cathédrale"
En Vau: ce rocher
s'appelle le doigt de Dieu
Dimanche:
Cap sur la Calanque de Morgiou à partir du parking des Baumettes. Nous cheminons dans le talweg du
vallon des Escampons jusqu'au Col de Morgiou puis c'est la descente continue jusqu'à la calanque
habitée par quelques cabanons qui font la spécifité de certaines d'entre elles, j'y reviendrai.
Du port, nous empruntons le sentier en bord de mer qui monte raide et caillouteux jusqu'au Col du Renard nous offre une splendide vue de la
calanque: son port, sa plage, ses bateaux.
Le sentier à l'Est nous permet de franchir une étonnante muraille: des remparts du XVIIIe siècle en pierre de taille creusés de meurtrières. Ce sont
les premiers ouvrages de défense que nous voyons, il y en aura d'autres un peu partout, manifestement Marseille était bien défendue !!
Nous arrivons en bout de falaise à l'Anse de la Triperie (j'ignore l'origine de ce nom étonnant). La curiosité de cette anse est invisible,
elle se situe à 37 m de profondeur à l'aplomb de la falaise, c'est l'une des plus fameuses grottes ornées du monde: la Grotte Cosquer qui porte
le nom de son découvreur.
Le scaphandrier Henri Cosquer trouve cette grotte dès 1985 mais ne découvre les peintures qu'en 1991. Elle abrite des gravures d'animaux (bisons,
cerfs, chevaux, bouquetins) et des mains en négatif datées de -18 000 à -27 000 ans. Le niveau de la mer se situait alors 135 m plus bas. Les salles peintes ont été volontairement obturées par
des chaines et des blocs. Elle est fermée au public et classée monument historique.
Il est temps de se remettre en route, et là c'est la première surprise ( il y en aura d'autres du même acabit), la pente qui nous emmène jusqu'au sommet de la falaise dominant Morgiou est très
raide et sous ce "cagnard" elle est éprouvante. Evidemment, les dénivelées ne sont pas comparables à nos Pyrénées, mais quand même, ces pentes là méritent qu'on les respecte. Du sommet, un
peu plus loin sur la crête, nous dominons les Calanques de Morgiou d'un côté et Sormiou de l'autre,
c'est superbe.
Le retour s'effectue en 2 temps: retour à la calanque pour prendre un bon bain bien mérité, nous sommes aussi là pour ça, puis dernière grimpette pour récupérer nos voitures: une belle
première journée.
La Calanque de Morgiou
Les remparts du XVIIIe siècle
L'Anse de la Triperie, à 37 m sous l'eau: la
Grotte Cosquer
L'isthme de Cap Morgiou, tout au bout à droite: l'Anse de la Triperie
La Calanque de Morgiou vue de la crête
La suite des Calanques: demain (si mon hébergeur le veut bien)
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